June 29, 2018 / 3:40 PM / 3 months ago

Les transporteurs aériens français veulent moins de charges

PARIS, 29 juin (Reuters) - Alors que les assises du transport aérien se tiennent à Paris depuis le 20 mars, la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) a exprimé vendredi sa volonté de voir baisser les taxes demandées aux transporteurs aériens français.

Cotisations sociales, taxe de solidarité, redevances aéroportuaires : autant de charges que les compagnies aériennes veulent voir réduites.

“Les redevances doivent aller à la baisse”, a souligné lors d’une conférence de presse Alain Battisti, président de la Fnam et PDG de la compagnie aérienne Chalair, fustigeant “une vision court-termiste qui l’emporte sur une vision d’intérêt général”.

Le directeur général d’Air France Franck Terner a quant à lui appelé à une meilleure distribution de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, la “taxe Chirac” qui finance en grande partie l’organisation internationale d’achat de médicaments Unitaid.

“Air France seule, c’est 40% de la taxe”, a-t-il dit. “On ne demande pas la suppression de la taxe, mais un élargissement de l’assiette”.

Aux Pays-Bas, Air France paierait 522 millions d’euros de taxes et redevances par an alors qu’elle en paie 902 millions en France, a estimé Franck Terner.

“Je crois que ça montre bien la spécificité dans laquelle l’ensemble des compagnies françaises évoluent”, a-t-il noté.

Les patrons de compagnies aériennes présents à cette conférence de presse ont également fait front commun contre les frais liés à la sécurité aérienne.

“La France est le seul pays au monde qui fait supporter le coût de la sûreté aux compagnies aériennes”, s’est insurgé le PDG de Corsair Pascal de Izaguirre, chiffrant cette dépense à un milliard d’euros par an.

Autre source de mécontentement : la grogne sociale. Alain Battisti a appelé de ses vœux la “fin du sketch” et souhaite que “le rapport social s’exprime autrement que par la grève”.

Air France a connu depuis le début de l’année 15 jours de grève qui lui ont coûté plus de 300 millions d’euros, tandis que les arrêts de travail se sont multipliés chez les contrôleurs aériens. (Samuel Kahn, édité par Cyril Altmeyer)

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