June 29, 2018 / 12:44 PM / 22 days ago

France-Une politique claire attendue sur la réduction du nucléaire

PARIS, 29 juin (Reuters) - Des décisions claires sur la réduction du poids du nucléaire en France sont attendues dans le cadre de la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), selon les premières conclusions d’un débat public sur le sujet présentées vendredi.

Le gouvernement prévoit de livrer en juillet une première version de la PPE pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, avant un texte définitif en fin d’année.

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot ayant officialisé l’an passé le report de l’échéance de 2025 pour réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France (contre environ 75% aujourd’hui), la question du nombre et du rythme de fermetures de réacteurs, de même que les hypothèses d’évolution de la consommation, feront partie des enjeux majeurs du texte.

Jacques Archimbaud, président de la commission chargée du débat public sur la PPE, a estimé vendredi lors de la clôture de la consultation que “des signaux qui apparaîtraient déséquilibrés ou le report sine die des 50% seraient perçus comme extrêmement négatifs”.

“D’après la commission, il ressort (...) clairement du débat que le texte de la PPE devrait comprendre un échéancier net et des procédures claires de fermeture de réacteurs, avec des garanties et des mesures précises d’accompagnement pour les salariés et pour les territoires (...)”, a-t-il ajouté lors d’une intervention devant le Conseil économique, social et environnemental.

Reconnaissant que le débat sur la PPE - qui avait début mi-mars - est probablement resté “trop confidentiel”, Jacques Archimbaud a cependant souligné qu’il avait fait globalement ressortir un “retard de la France par rapport à ses propres objectifs” en matière de transition énergétique et une lisibilité “pas très évidente” des politiques publiques.

“Il y a un problème de données (avec une) difficulté à s’y retrouver dans le maquis des dates et des échéances : 2025, 2028 ? 2030 ? 2032 ? Comment se fait-il qu’on ne soit pas capable d’établir une fourchette qui fasse autorité en matière de coûts de production, de réseaux, d’emplois ?”

Jacques Archimbaud a aussi mis en évidence les critiques envers l’absence de scénarios clairs de la part de l’Etat en matière de consommation électrique avec en particulier “des interrogations non résolues sur les prévisions d’échanges européens et sur le marché de l’électricité”.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé mardi que la diversification du mix énergétique de la France devait permettre d’accélérer le développement des renouvelables sans affaiblir son socle nucléaire, tout en jugeant “vain” de vouloir opposer les deux filières.

Quelques jours plus tôt, Nicolas Hulot avait de son côté évoqué une “dérive” liée au nucléaire, soulignant dans le même temps les baisses de coûts des énergies renouvelables. (Benjamin Mallet, édité par Cyril Altmeyer)

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