June 28, 2018 / 12:52 PM / 2 months ago

GESTION-Pour DWS, la fin de cycle offre des opportunités

PARIS, 28 juin (Reuters) - Le cycle de croissance mondiale synchronisée qui porte les marchés actions depuis bientôt neuf ans a encore au moins un an devant lui et la fin de cycle assure aux investisseurs des opportunités, estime DWS.

La société de gestion allemande, récemment introduite en Bourse par sa maison mère Deutsche Bank, ne croit pas à l’imminence d’une récession et juge pour l’instant limité le risque d’une guerre commerciale à grande échelle, a expliqué Stefan Kreuzkamp, directeur des investissements Monde de la société, jeudi lors d’une visio-conférence depuis Francfort.

“Nous ne croyons pas à une ‘guerre’ commerciale; nous pensons que cela restera limité à un ‘conflit’ commercial”, a-t-il dit.

Un tel conflit bilatéral et temporaire, a-t-il expliqué, serait “gérable” pour les investisseurs, avec un impact inférieur à 0,2 point de pourcentage sur le produit intérieur brut (PIB) et des conséquences en matière de bénéfices des entreprises limitées à certaines entreprises des pays directement impliqués.

A l’inverse, une guerre commerciale multilatérale à grande échelle remettrait en cause la majeure partie des prévisions, avec à la clé un impact d’un à 1,5 point de croissance et l’enclenchement d’un “cercle vicieux” sur les marchés qui “mécaniquement, pourrait déboucher sur une récession”, a-t-il reconnu.

Ecartant ce scénario sombre, DWS estime que la croissance devrait rester solide au cours de l’année à venir, ce qui devrait permettre une remontée modérée de l’inflation et la poursuite de la normalisation monétaire aux Etats-Unis comme dans la zone euro.

“LE CYCLE N’EST PAS TERMINÉ”

Un contexte qui reste pour l’instant favorable aux actions, a souligné Thomas Schüssler, co-responsable Actions monde.

Comme beaucoup d’investisseurs, il surveille l’évolution de la courbe des taux américains, dont l’inversion serait annonciatrice d’une récession. Mais ce signal est encore loin au vu des marges de hausse des taux dont dispose encore la Réserve fédérale, a-t-il ajouté.

“Nous sommes donc en fin de cycle, mais le cycle n’est pas encore terminé”, a-t-il dit.

Les valeurs technologiques, principal moteur de la hausse des marchés, offrent ainsi encore du potentiel à ses yeux.

“Le meilleur est sans doute derrière nous en matière de croissance des bénéfices, aux moins aux Etats-Unis, c’est assez clair, mais le ralentissement de la croissance des bénéfices n’est pas un problème tant qu’elle reste positive”, estime-t-il.

Il table sur un retour de la croissance des profits autour de 7% ou 8%, aux Etats-Unis et sur les autres grands marchés. “Cela devrait être suffisant pour assurer la hausse des actions, particulièrement si les taux restent encore relativement bas et si les banques centrales ne les relèvent pas trop.”

DWS préconise ainsi une part des actions à 45% dans les portefeuilles, contre 40% pour l’obligataire et 15% pour les actifs “alternatifs”, principalement les matières premières et l’immobilier.

Le responsable obligataire de DWS, Bill Chepolis, préconise quant à lui de miser sur les obligations à taux variable pour accompagner la remontée des taux de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne (BCE), sur la hausse du dollar qu’il n’exclut pas de voir remonter à 1,10 contre l’euro, contre 1,16 aujourd’hui.

“Il y aura de la volatilité sur l’euro-dollar mais nous pensons qu’il existe une opportunité”, a-t-il dit.

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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