June 25, 2018 / 10:03 PM / 4 months ago

L'Union répondra en cas de hausse des tarifs US sur l'auto-Le Maire

PARIS, 26 juin (Reuters) - L’Union européenne répliquera si le président des Etats-Unis Donald Trump met à exécution sa menace de relever les droits de douane sur les importations automobiles européennes, a déclaré lundi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

Dans un contexte de tensions commerciales internationales déjà vives, Donald Trump a menacé vendredi d’instaurer des droits de douane de 20% sur la totalité des voitures assemblées en Europe et importées aux Etats-Unis, un mois après l’ouverture d’une enquête censée déterminer si ces importations menacent la sécurité nationale.

“Si les Etats-Unis nous frappent à nouveau avec une augmentation de 20% des tarifs automobiles, nous répondrons à nouveau”, a dit Bruno Le Maire à l’Association de la presse anglo-américaine de Paris.

“Nous ne voulons pas d’escalade mais c’est nous qui sommes attaqués”, a-t-il poursuivi en précisant que ces “agressions” étaient d’autant plus incompréhensibles qu’elles proviennent d’un “pays ami”.

Ce nouvel avertissement de Donald Trump a été lancé dans un message publié sur Twitter le jour même de l’entrée en vigueur des contre-mesures mises en place par l’Union européenne en réplique à la décision américaine de lui imposer depuis le 1er juin des droits de douanes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium.

La riposte européenne consiste à appliquer des droits de douane de 25% sur une série de produits emblématiques américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète, les jeans ou les motos Harley-Davidson, par exemple.

Le constructeur de motos a annoncé lundi qu’il délocaliserait sa production destinée au marché européen hors des Etats-Unis et a fait savoir que les contre-mesures tarifaires mises en place par les Européens lui coûterait de 90 à 100 millions de dollars par an (entre 77 et 85 millions d’euros).

Harley-Davidson ne possède aucune usine en Europe mais dispose de trois sites d’assemblage hors des Etats-Unis, au Brésil, en Inde et en Thaïlande.

Tout en réaffirmant son opposition à une guerre commerciale, Bruno Le Maire a assuré que les Européens resteraient combatifs face aux menaces américaines.

“Nous ne voulons pas une guerre commerciale mais nous nous défendrons”, a-t-il prévenu. “Lorsqu’on nous agresse, nous ripostons”, a-t-il ajouté en saluant l’unité dont ont fait preuve les Vingt-Huit sur la réponse aux tarifs sur l’acier et l’aluminium.

Au-delà des droits de douane, les Etats-Unis et les Européens s’affrontent également sur la question du rétablissement à venir des sanctions américaines après la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien.

Les demandes d’exemption des entreprises européennes de ces futures sanctions, lancées conjointement par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni “sont restées sans réponse”, a annoncé le ministre français.

“Je ne vois pas de signaux positifs de l’administration américaine sur l’Iran pour le moment”, a-t-il déploré. (Leigh Thomas, Myriam Rivet pour le service français, édité par)

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