May 6, 2018 / 3:06 PM / 3 months ago

Erdogan promet taux et inflation en baisse après les élections

ANKARA, 6 mai (Reuters) - Les taux d’intérêt, l’inflation et le déficit des comptes courants diminueront après les élections du 24 juin, a promis le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un rassemblement électoral organisé dimanche à Istanbul.

S’exprimant devant des milliers de partisans, le chef de l’Etat a déclaré que les nouvelles prérogatives présidentielles lui permettront, en cas de victoire, de donner un nouvel élan à l’économie turque.

Le déficit des comptes courants turcs associé à une inflation à deux chiffres préoccupent les investisseurs. Les inquiétudes entourant les perspectives économiques du pays ont contribué ces derniers jours à faire tomber la livre à des niveaux historiquement bas.

Recep Tayyip Erdogan, qui se présente comme “l’ennemi des taux d’intérêt”, a dit à plusieurs reprises souhaiter une baisse des taux susceptible selon lui d’encourager la croissance du crédit et de donner un coup de fouet à l’économie.

La Banque centrale turque a relevé le mois dernier son principal taux d’intérêt de 75 points de base, mais beaucoup d’analystes considèrent qu’elle devra aller plus loin si elle veut combattre l’inflation et soutenir l’économie.

“Je promets que l’inflation, les taux d’intérêt et le déficit des comptes courants vont diminuer, que l’économie turque résistera bien mieux aux secousses externes et aux attaques financières et que l’attractivité de la Turquie pour les investisseurs s’améliorera”, a lancé Recep Tayyip Erdogan.

Recep Tayyip Erdogan devrait être en mesure de remporter son pari électoral, son parti l’AKP ayant fait alliance avec les nationalistes du MHP.

Le président turc se verra alors confier un nouveau mandat avec des pouvoirs élargis après la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l’an dernier.

Impatient de bénéficier de ces nouvelles prérogatives, Erdogan a décidé la semaine passée de provoquer des élections anticipées plus d’un an avant la date prévue, affirmant que la Turquie avait besoin d’un pouvoir présidentiel renforcé pour relever ses défis économiques et gérer la guerre en Syrie.

Pour l’emporter au premier tour, il devra obtenir plus de 50% des suffrages mais les enquêtes d’opinion laissent entrevoir la perspective d’un second tour qui devrait avoir lieu le 8 juillet.

Avant ces élections, la Turquie s’apprête à présenter un projet de restructuration de sa dette couplé à des réformes sociales pour un coût de près de 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros).

L’inflation turque continue de son côté d’atteindre des niveaux élevés, à près de 11% en avril tandis que le déficit des comptes courants représentait en février 4,152 milliards de dollars.

Déjà mal en point, la livre turque a perdu vendredi 1,5% de sa valeur contre le dollar, réagissant à la décision de Standard & Poor’s d’abaisser encore la note de la dette souveraine turque à BB-/B, contre BB/B. (Tuvan Gumrukcu, Nicolas Delame pour le service français)

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