May 6, 2018 / 2:21 PM / 7 months ago

Les banques grecques disent avoir réussi les stress tests

par Balazs Koranyi et George Georgiopoulos

FRANCFORT/ATHENES, 6 mai (Reuters) - Les quatre principales banques grecques ont dit samedi ne pas avoir besoin de fonds propres supplémentaires après le résultat des tests de résistance européens montrant qu’elles perdraient environ 15,5 milliards d’euros d’ici 2020 dans un scénario économique du pire.

La Banque centrale européenne (BCE) a effectué son bilan de santé des banques grecques séparément de ceux des autres banques de la zone euro afin d’identifier d’éventuelles besoins de capitaux avant la sortie de la Grèce de son plan d’aide de 86 milliards d’euros en août.

Les résultats des 33 autres banques de la zone euro soumises aux “stress tests” de la BCE seront connus début novembre.

Parmi les quatre grandes banques grecques - dans l’ordre Banque du Pirée, Banque nationale grecque, Eurobank et Alpha - cette dernière a obtenu les meilleurs résultats avec un ratio de fonds propres Common Equity Tier 1 (CET1) qui baisserait de 8,56 points de pourcentage à 9,69% dans le scénario dit “adverse”.

Celui d’Eurobank reculerait de 8,68 points à 6,75%, celui de Banque nationale de 9,56 points à 6,92% et celui de la Banque du Pirée chuterait de 8,95 points à 5,90.

Dans son communiqué, la BCE a souligné que le résultat des tests ne pouvait être considéré comme une réussite ou un échec dans la mesure où aucun seuil minimal de fonds propres n’avait été défini à l’avance.

“Toute décision de recapitalisation sera prise au cas par cas après étude de la situation de la banque à la lumière des résultats du test de résistance et de toute autre information pertinente des autorités de régulation, suivant une approche holistique”, écrit la banque centrale de la zone euro.

Alpha, Banque nationale et Eurobank ont annoncé dans des communiqués séparés que les résultats des stress tests montraient qu’elles n’avaient pas de déficit de fonds propres à combler et qu’aucun plan en ce sens n’était donc nécessaire.

La Banque du Pirée a dit de son côté rester focalisée sur son plan en cours de renforcement de ses fonds propres, tout en accélérant l’assainissement de son bilan.

Les banques grecques ont été recapitalisées à trois reprises depuis le début de la crise de la dette en 2010 mais leurs créances douteuses représentent encore 96 milliards d’euros, un montant qu’elles se sont engagées à ramener à 65 milliards d’euros d’ici 2019. (Balazs Koranyi à Francfort et George Georgiopoulos à Athènes, Véronique Tison pour le service français)

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