April 30, 2018 / 2:04 AM / 7 months ago

RESUME DE L'ACTUALITE A 02H00 GMT (30/04)

LONDRES - La ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd a démissionné hier, emportée par le scandale de la “génération Windrush”, relatif à la mauvaise gestion par le gouvernement de Theresa May des dossiers de milliers de travailleurs venus des Antilles entre 1948 et 1971 et qualifiés à tort d’immigrants illégaux.

Le départ de l’une des plus proches alliées de Theresa May est un coup pour cette dernière alors qu’elle doit piloter la sortie programmée de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, prévue en mai 2019.

Cette démission intervient quatre mois celle de Damian Green, un autre proche allié de Theresa May, parti après qu’une enquête interne a démontré qu’il avait menti concernant des éléments pornographiques sur les ordinateurs de son bureau parlementaire.

Dans sa lettre de démission, Amber Rudd souligne qu’elle avait par mégarde induit en erreur une commission parlementaire mercredi en démentant que le gouvernement avait des objectifs en matière d’expulsion des immigrants clandestins. Theresa May a accepté la démission de sa ministre de l’Intérieur.

Depuis deux semaines, le gouvernement peine à expliquer pourquoi certains descendants de la “génération Windrush”, invitée après la Seconde Guerre mondiale à combler la pénurie de main d’oeuvre au Royaume-Uni, avaient pu être classés par la suite comme immigrants clandestins.

Le scandale Windrush - qui tient son nom de l’Empire Windrush, le navire ayant servi à transporter les premiers travailleurs en 1948 - a jeté une ombre sur le sommet du Commonwealth organisé à la mi-avril à Londres.

Il a également soulevé des questions sur la manière dont le ministère de l’Intérieur était géré sous la direction de Theresa May depuis 2010, avant que cette dernière ne prenne la tête du gouvernement en 2016.

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AMMAN - L’armée syrienne a annoncé hier que des roquettes avaient frappé plusieurs bases militaires dans les provinces de Hama et Alep, dénonçant une nouvelle “agression” de ses ennemis, rapporte la télévision publique.

Une source proche de l’opposition a précisé que l’un des sites qui a été touché est une base militaire connue sous le nom Brigade 47, située proche de la ville d’Hama et réputée pour être un centre de recrutement pour des milices chiites soutenues par l’Iran, qui combattent aux côtés des forces du président syrien Bachar al Assad.

Une source proche des renseignements, qui suit de près les événements en Syrie, a déclaré qu’une série de frappes avaient apparemment touché des centres de commandement de milices soutenues par l’Iran, ajoutant qu’il y avait des dizaines de blessés et de morts.

Reuters n’a pas pou vérifier l’authenticité de ces informations.

Israël a mené début avril un raid contre une base aérienne syrienne qui a provoqué la mort de sept militaires iraniens, la base de Tiyas, également appelée T-4, entre les villes de Homs et Palmyre, dans le centre du pays.

AMMAN - L’armée syrienne a resserré hier son emprise autour du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk tenu par des djihadistes de l’Etat islamique dans le sud de Damas, rapportent des témoins et des habitants.

Près de deux semaines près le déclenchement par l’armée d’une offensive pour reprendre la dernière zone insurgée proche de la capitale, les médias officiels ont annoncé la reprise du quartier d’Al Kadm qui touche le camp.

Au sein de l’opposition, on déclare que l’armée est engagée dans de durs combats avec les islamistes à la périphérie du camp, où sont retranchés environ 1.500 à 2.000 djihadistes.

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SEOUL - Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a prévu d’inviter des experts et des journalistes américains et sud-coréens pour la fermeture de son site d’essais nucléaires en mai, a annoncé hier la Corée du Sud.

Lors d’un déplacement samedi dans le Michigan, Donald Trump a de son côté annoncé que son sommet avec Kim Jong-un aurait lieu dans trois ou quatre semaines.

“Ce sera une réunion très importante, la dénucléarisation de la péninsule coréenne”, a-t-il dit. Le président américain exige toujours une dénucléarisation totale de la Corée du Nord en prévision de cette rencontre.

Vendredi, lors du premier sommet intercoréen depuis 2007, Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont promis une “dénucléarisation complète” de toute la péninsule coréenne, mais cette déclaration n’a pas été accompagnée de mesures concrètes pour atteindre cet objectif.

Pyongyang a aussi annoncé avant le sommet la suspension immédiate de ses essais nucléaires et de missiles et le démantèlement de son site d’essais nucléaires pour privilégier la croissance économique et la paix.

“Il n’y a aucune raison pour que nous possédions des armes nucléaires alors que nous avons des difficultés, si la confiance mutuelle avec les Etats-Unis se construit désormais à travers de fréquentes réunions, et que sont promises la fin de la guerre et la non-agression”, a dit Kim Jong-un lors du sommet de Panmunjom.

Kim Jong-un a également promis de supprimer le fuseau horaire spécifique à la Corée du Nord créé par Pyongyang en 2015. La Corée du Nord avancera ses horloges de 30 minutes pour être en phase avec son voisin du Sud.

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RYAD - Le nouveau secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a insisté hier lors d’une brève visite à Ryad en Arabie saoudite sur la nécessité d’assurer une unité entre les pays du Golfe face à l’influence régionale de l’Iran.

“L’unité du Golfe est nécessaire et nous devons la réaliser”, a dit le chef de la diplomatie américaine devant la presse. “L’Iran déstabilise toute la région”, a-t-il ajouté.

Mike Pompeo a également affirmé que les Etats-Unis renonceraient à l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 si un accord n’est pas trouvé avec les partenaires européens pour l’améliorer et s’assurer que la république islamique ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire.

Le nouveau secrétaire d’Etat, investi jeudi, doit également se rendre à Jérusalem et Amman, la capitale jordanienne.

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LONDRES/BERLIN - Les dirigeants britanniques, français et allemands estiment que l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien est le meilleur moyen d’empêcher Téhéran d’acquérir des armes nucléaires, a annoncé hier un communiqué du bureau de la Première ministre britannique.

Theresa May a eu des entretiens téléphoniques avec le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel lors desquels les trois principales puissances européennes, signataires de l’accord de Vienne, ont été d’accord pour dire que le texte pourrait être amendé et élargi afin que la question des missiles balistiques de Téhéran soit par exemple abordée.

Paris, Berlin et Londres ont également appelé les États-Unis à ne pas imposer de façon unilatérale des droits de douane sur les produits en provenance de l’Union européenne.

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EREVAN - Le Parti républicain au pouvoir en Arménie a annoncé samedi qu’il ne présenterait pas de candidat pour le poste de Premier ministre que doivent désigner les députés le 1er mai, après la démission du chef du gouvernement Serge Sarkissian, afin de ne pas accentuer les tensions déjà existantes.

Serge Sarkissian a été contraint de quitter ses fonctions lundi sous la pression de la rue, l’opposition menant depuis deux semaines d’importantes manifestations antigouvernementales pour dénoncer la corruption du pouvoir.

Le chef de l’opposition, Nikol Pachinian, a fait savoir qu’il n’envisageait qu’un seul scénario acceptable pour lui et pour ses partisans, celui où il serait désigné chef du gouvernement. Il appelé hier ses partisans à de nouvelles manifestations à partir d’aujourd’hui.

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PARIS - Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a réfuté hier l’idée “d’un début de fin de conflit” à la SNCF malgré la baisse de la mobilisation contre la réforme du ferroviaire.

Le taux de grévistes prévisionnel était de 28,2% pour samedi et dimanche, en baisse par rapport aux épisodes précédents, selon la direction. Il s’agissait du sixième épisode de grève ce week-end. Le taux de grévistes était de 48% au début du conflit.

“Le début de la fin du conflit SNCF, il se passera dans les discussions, pas dans les perturbations”, a déclaré Laurent Berger au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-Cnews.

Le Premier ministre Edouard Philippe a proposé mardi aux syndicats de la SNCF menant le mouvement de grève - CGT, l’Unsa, Sud et la CFDT - de les rencontrer le 7 mai, un rendez-vous qu’ils réclamaient, excédés par la tournure de la concertation avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

Pour la CFDT, ce rendez-vous est “extrêmement important” car le gouvernement doit y préciser quel “financement (...) du système ferroviaire il propose”, que ce soit la reprise de la dette - 47 milliards d’euros pour la seule SNCF - ou encore des investissements.

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PARIS - Vincent Bolloré, mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption pour l’obtention de concessions en Afrique, conteste ces accusations dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche.

Pour l’homme d’affaires breton, qui s’exprime pour la première fois depuis sa mise en examen mercredi, les suspicions à l’égard des activités en Afrique du groupe Bolloré résultent d’une vision biaisée de ce “continent d’avenir” et d’un “traitement inexact et condescendant des Africains”.

“En raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes”, l’Afrique est considérée “comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption (avec) des chefs d’État décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux”, écrit l’homme d’affaires breton dans cette tribune intitulée “Faut-il abandonner l’Afrique ?”.

Le PDG du groupe Bolloré a été mis en examen mercredi pour corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux.

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T-Mobile US a racheté hier son concurrent Sprint pour 26 milliards de dollars (21,4 milliards d’euros), dans le cadre d’une opération toute en actions, qui rapproche les troisième et quatrième opérateurs de téléphone mobile aux Etats-Unis.

Cette fusion, qui met fin à quatre années de négociations intermittentes entre la filiale de Deutsche Telekom et celle du groupe japonais SoftBank, devrait être soumise à un examen rigoureux de la part des autorités de la concurrence pour évaluer son impact sur les consommateurs.

T-Mobile et Sprint ont dit s’attendre à boucler leur opération au plus tard au premier semestre 2019. T-Mobile ne devra pas payer d’indemnité de rupture en cas de blocage du projet par les autorités de la concurrence, rapporte une source.

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