April 30, 2018 / 4:04 AM / 7 months ago

À WALL STREET-Résultats/Coûts et inflation en coeur des préoccupations

(Répétition sans changement d’une dépêche publiée dimanche)

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 29 avril (Reuters) - De nouvelles inquiétudes quant à l’impact de la hausse des coûts et de l’inflation sur les résultats trimestriels sera au coeur des préoccupations des investisseurs américains cette semaine.

Au cour de la semaine qui vient de s’écouler, la plus active en matière de publication des résultats, plusieurs entreprises ont lancé un avertissement sur, ou évoqué, la hausse des coûts.

Caterpillar a prévenu que la hausse du prix de l’acier pourrait contracter ses marges. De même, Alphabet a dit que les coûts de marketing et d’achat des droits de “streaming” pour les nouveaux services TV de YouTube pesaient sur ses bénéfices, tandis que Procter & Gamble a évoqué la hausse des coûts de transport et des matières premières.

Les titres des trois groupes ont baissé à Wall Street alors même que leurs résultats trimestriels étaient globalement solides.

Les investisseurs seront à l’affût de nouveaux signes d’augmentation des coûts de production cette semaine, qui doit apporter les résultats de géants de la grande consommation comme Kellogg, et d’Apple. La réunion de la Réserve fédérale, les chiffres de l’emploi d’avril et les données sur les salaires et l’inflation figurent aussi à l’agenda.

Les résultats en cours de publication sont les premiers depuis que Donald Trump a imposé en mars des droits de douanes élevés sur les importations d’acier et d’aluminium.

Le prix de ces métaux et ceux d’autres matières premières ont fait un bond en avant, les cours du pétrole léger américain ayant par exemple grimpé de 7,5% au premier trimestre.

“Les vents ont été favorables pour ces entreprises pendant longtemps. Maintenant ils ont un peu tourné. Les coûts de production sont en hausse pour la plupart d’entre elles”, souligne Rick Meckler, de LibertyView Capital Management.

“Comment vont-elles gérer cela et que sont-elles capables de mettre en place pour le compenser? Voilà le genre de questions que les investisseurs se poseront.”

A ces inquiétudes s’ajoute la hausse du coût de l’argent. Le rendement de l’obligation du Trésor à 10 ans, un taux de référence, a atteint 3% pour la première fois en quatre ans.

La moyenne des estimations de croissance des résultats des sociétés du S&P 500 au premier trimestre a augmenté depuis le début de la période de publication et se situe désormais à 24,6%, plus forte hausse annuelle depuis le quatrième trimestre 2010, selon les données Thomson Reuters. Cette évolution favorable s’explique en grande partie par la réduction de l’impôt sur les sociétés, ramené de 35% à 21%.

Certaines sociétés ont publié des résultats étonnamment vigoureux, comme Facebook par exemple, dont l’action a pris 9,1% et contribué à la hausse de Wall Street jeudi à la suite de la publication de ses résultats.

“La question qui se pose est de savoir dans quelle mesure les coûts de production rognent sur les marges”, dit Mark Luschini, responsable de la stratégie chez Janney Montgomery Scott. Jusqu’à présent, “la croissance des résultats est générée par des niveaux de croissance des revenus supérieurs à la tendance historique.” La prévision moyenne de croissance du chiffre d’affaires des sociétés du S&P est à 8,1%.

Toutefois, si les coûts et l’inflation continuent à saper la confiance des investisseurs, cela pourrait représenter un nouvel obstacle à l’élan du marché américain vers de nouveau record.

Le S&P 500 a d’ailleurs stagné depuis le 13 avril, date à laquelle JPMorgan Chase a lancé la saison des résultats trimestriels, et l’indice reste en retrait d’environ 7% par rapport à son pic historique du 26 janvier.

Parmi les acteurs de la grande consommation qui publient cette semaine, figurent Clorox et Kraft Heinz.

Le rythme de croissance des résultats dans le secteur des biens de consommation de base est le deuxième plus faible, après l’immobilier, à 12,1%, selon les données Thomson Reuters.

L’indice S&P du secteur de la consommation de base , en baisse d’environ 11,3% depuis le 31 décembre, a été le moins performant depuis le début de l’année. (Juliette Rouillon pour le service français)

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