April 27, 2018 / 2:57 PM / in 7 months

LEAD 1-USA-La croissance ralentit moins que prévu au T1, à 2,3%

(Actualisé avec des précisions, contexte)

WASHINGTON, 27 avril (Reuters) - La croissance de l’économie américaine a ralenti au premier trimestre, mais moins que prévu, sous l’effet d’un fléchissement des dépenses de consommation, de l’investissement des entreprises et du logement. Le Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,3% en rythme annualisé, a annoncé le département du Commerce vendredi.

Les économistes interrogés par Reuters projetaient une croissance de 2,0%. La croissance était ressortie à 2,9% en rtyhme annualisé sur les trois derniers mois de 2017.

La statistique du premier trimestre ne donne pas forcément une bonne image de la situation économique réelle car elle tend à sous-évaluer la réalité en raison de difficultés de calcul.

Le marché du travail est proche du plein emploi et la confiance du consommateur est élevée, ce qui donne à penser que le net ralentissement de ses dépenses n’est que momentané.

L’INDICE CORE PCE ACCÉLÈRE

Les économistes s’attendent à une ré-accélération de la croissance au deuxième trimestre avec les premiers effets du plan de relance budgétaire massif adopté par le Congrès à la fin de l’année dernière.

Le Réserve fédérale, dont le comité de politique monétaire se réunit mardi et mercredi prochains, ne devrait pas s’inquiéter du fléchissement de la croissance en début d’année d’autant que l’évolution de l’indice de consommation des ménages (PCE), un des indicateurs de l’évolution des prix, conforte le scénario d’une montée des pressions inflationnistes.

L’indice de consommation des ménages (PCE dit “core”) au premier trimestre est ressorti à 2,5% sur un an contre 1,9% sur les trois derniers mois de 2017.

La croissance des dépenses de consommation, qui représentent près des deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, a ralenti à 1,1% en rythme annuel sur la période, le rythme le plus faible en près de cinq ans, après une croissance de 4,0% au quatrième trimestre de l’année dernière.

Les dépenses de consommation ont été freinées par le recul des ventes dans l’automobile et le secteur de l’habillement et de la chaussure ainsi que par un ralentissement dans l’alimentation et les boissons, en partie du fait d’un décalage dans la matérialisation des baisses d’impôts sur le revenu en fin de trimestre.

La croissance du revenu disponible des ménages a toutefois accéléré sur les trois premiers mois de l’année à 3,4% après 1,1% au quatrième trimestre 2017 mais ces mêmes ménages ont aussi augmenté leur effort d’épargne.

Les dépenses d’investissement ont marqué le pas sur la période janvier-mars avec une croissance de 4,7% après des croissances à deux chiffres sur la deuxième partie de 2017, alimentées par un boom dans le secteur des matières premières avec la remontée des cours qui s’est tassée depuis.

L’investissement dans la construction en logements est resté stable sur les trois premiers mois de l’année après un bond de 12,8% sur la période octobre-décembre 2017.

Lucia Mukitani, Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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