April 27, 2018 / 8:56 AM / 4 months ago

GB-Croissance au plus bas depuis 2012, doutes sur une hausse des taux

LONDRES, 27 avril (Reuters) - La croissance de l’économie britannique a ralenti bien plus que prévu au premier trimestre 2018, une décélération que l’on ne peut pas uniquement mettre sur le compte des chutes de neige qui ont marqué cette période et qui invite à se demander si la Banque d’Angleterre va relever ses taux le mois prochain.

Sur les trois mois à fin mars, le produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne n’a augmenté que de 0,1% par rapport au quatrième trimestre 2017, ce qui représente son rythme de hausse le plus faible depuis le quatrième trimestre 2012.

Les économistes interrogés par Reuters ainsi que la Banque d’Angleterre avait tablé sur une hausse du PIB de 0,3% sur la période après la progression de 0,4% du quatrième trimestre.

Sur un an, la croissance est revenue à 1,2% sur la période, du jamais vu depuis le deuxième trimestre 2012.

La forte décélération de la croissance sur le premier trimestre est notamment le fait de la baisse la plus marquée de la production dans le secteur de la construction depuis le deuxième trimestre 2012.

Mais selon l’Office des statistiques nationales, la météo défavorable n’est pas la seule responsable de cette évolution.

“Même si la neige a eu un impact, notamment dans la construction et dans certains secteurs de la distribution, ses effets dans leur ensemble ont été limités, la météo défavorable ayant en réalité dopé la demande d’énergie et les ventes en ligne”, a noté Rob Kent-Smith, statisticien à l’ONS.

L’ampleur de la décélération risque de décontenancer la Banque d’Angleterre qui va entamer la semaine prochaine des discussions internes pour déterminer si une remontée des taux d’intérêt est à l’ordre de jour lors de la réunion de politique monétaire du 10 mai.

La semaine dernière, Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, a tempéré les anticipations de hausse des taux lors de la réunion de mai du comité de politique monétaire de la banque centrale, affirmant qu’il y aurait d’”autres réunions” dans l’année.

Ces propos avaient fait reculer la livre sterling par rapport au dollar et, vers 08h50 GMT, la devise britannique cède 0,7% par rapport au billet vert après les données du PIB. (David Milliken et Andy Bruce, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Joanny)

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