April 17, 2018 / 3:03 PM / 6 months ago

Air France-Vers un nouveau durcissement de la grève-syndicats

PARIS, 17 avril (Reuters) - Plusieurs responsables syndicaux d’Air France ont rejeté mardi l’”accord final” soumis la veille par la direction, laissant présager un nouveau durcissement du mouvement de grèves qui dure depuis février.

L’intersyndicale, qui regroupe dix organisations, se réunira jeudi pour décider de la suite à donner à la série de grèves qui ont déjà coûté 220 millions d’euros à Air France, en comptant les journées de ce mardi et de mercredi.

“Plusieurs pistes ont été envisagées pour la suite du conflit. Tout doit se décider jeudi “, a précisé à Reuters Marc Lamure, secrétaire général de l’UNSA-PNC chez Air France.

Air France a annoncé lundi soir avoir présenté à l’intersyndicale un accord final soumis à signature jusqu’à vendredi midi.

“La proposition de la direction ne répond en rien à notre demande”, a dit à Reuters Sandrine Techer, secrétaire générale adjointe du SNPNC.

L’intersyndicale a ramené lundi sa revendication de 6% de hausse des salaires à 5,1% en deux fois pour 2018 (3,8% dès avril et 1,3% en octobre).

Mais la direction a proposé 2% puis une augmentation de 5% sur les trois années suivantes à la condition que le bénéfice d’exploitation annuel d’Air France ne soit pas inférieur à 200 millions d’euros.

“Le contenu est à jeter”, a résumé Grégoire Aplincourt, président du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), estimant qu’un durcissement du mouvement est une “éventualité”.

L’intersyndicale a déjà programmé deux journées supplémentaires de grève les 23 et 24 avril.

Ce nouveau débrayage, qui portera à dix le nombre de journées de grève cette année, correspond au calendrier des arrêts de travail à la SNCF, dont le projet de réforme fait l’objet d’un vote solennel à l’assemblée ce mardi.

“On n’est pas en train de pleurer, on ne demande pas des augmentations : on demande un rattrapage de l’inflation pour que nos courbes de salaires ne restent pas indéfiniment plus basses que ce qu’elles devraient être”, a-t-il ajouté, mettant en avant un effet pénalisant sur toute une carrière.

Même dans l’hypothèse où l’intersyndicale acceptait sa proposition, la compagnie devrait en outre négocier avec ses pilotes, qui réclament 4,7% d’augmentation supplémentaire pour tenir compte de leurs propres conditions de travail.

“Il faut se dire qu’on n’a toujours pas répondu à nos demandes. Rien n’est fait”, a dit Grégoire Aplincourt.

Les seuls pilotes, emmenés par le puissant Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), avaient mené en septembre 2014 une grève de 15 jours qui avait coûté plus de 400 millions d’euros à Air France.

Une porte-parole d’Air France n’a pas souhaité faire de commentaire. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)

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