April 16, 2018 / 4:00 AM / 3 months ago

RPT-À WALL STREET-Les résultats des "techs" dans la ligne de mire des marchés

(Répétition sans changement d’une dépêche publiée dimanche)

par Sinéad Carew

16 avril (Reuters) - Wall Street espère que les géants de la technologie publieront des bénéfices trimestriels et des prévisions suffisamment solides pour retrouver la faveur des investisseurs et faire disparaître les craintes qui ont provoqué les récents mouvements de vente sur Facebook et autres Amazon ou Google.

Les FAANG, c’est-à-dire Facebook, Amazon.com , Apple, Netflix et Google, filiale d’Alphabet Inc, dont les valorisations sont en deçà de leurs récents pics, pourraient obtenir un certain répit s’ils publient des bénéfices supérieurs ou au moins conformes aux attentes.

Leurs actions, qui ont porté le S&P-500 à des records en janvier, se négocient souvent ensemble. Elles ont souffert à la fin du trimestre du scandale du détournement des données personnelles d’utilisateurs de Facebook et des critiques du président Donald Trump visant Amazon. S’y sont ajoutées les craintes d’une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

Pour l’ensemble du groupe, les analystes anticipent en moyenne une hausse annuelle de 25,8% des bénéfices au premier trimestre, contre +12,4% au quatrième trimestre et +12,8% il y a un an, selon des données Thomson Reuters.

POSITION D’ATTENTE

“Tout ce que l’on a maintenant, ce sont de mauvaises nouvelles (…) Quand on commencera à connaître les résultats, on mettre davantage l’accent sur leur réussite”, relève Daniel Morgan, gérant de portefeuille chez Synovus Trust, qui détient des actions des cinq groupes.

Daniel Morgan se dit en position d’attente jusqu’à l’annonce, lundi, des résultats de Netflix, premier des cinq à publier. Les analystes prévoient pour la plate-forme de vidéos en ligne des bénéfices et un chiffre d’affaires en hausse de 59% et 39% respectivement, selon des données Thomson Reuters.

Les FAANG, dans leur ensemble, ont pâti des craintes d’un durcissement de la réglementation ou d’un ralentissement de la croissance de leurs revenus publicitaires, à la suite du détournement des données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook.

Le 26 mars, l’action Facebook est brièvement tombée sous les 150 dollars pour la première fois depuis juillet 2017, reculant jusqu’à 149,02 dollars. Le 28 mars, Google avait lâché presque 18% par rapport à son pic de janvier.

Peter Tuz, président de Chase Investment Counsel, indique que son fonds Chase Growth de 76 millions de dollars a réduit la part de Facebook à 1,8%, contre 3,1% auparavant. Il ajoute qu’il pourrait rester sur le banc de touche tant que les perspectives du groupe de Mark Zuckerberg ne seront plus claires.

“Si les fondamentaux restent solides, que les utilisateurs restent nombreux, que l’entreprise n’est pas pénalisée par une lourde amende ou une réglementation plus stricte, nous pourrions très bien racheter”, indique Peter Tuz, dont la société détient également des actions Amazon, Apple et Google.

“Nous sommes satisfaits de trois FAANG sur cinq : Amazon, Apple et Google”, précise-t-il.

L’action Amazon a chuté à la suite des charges répétées de Donald Trump. Le président américain a annoncé réfléchir à des mesures susceptibles de réduire des avantages indus selon lui dont profiterait le géant de la distribution en ligne. Entre le 13 mars et le 4 avril, le titre Amazon a perdu 16,3%.

RISQUES FINANCIERS

Au-delà des FAANG, tout le secteur de la technologie a été ébranlé par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui représente une source importante de ses revenus. Apple y a réalisé 20% du chiffre d’affaires lors de son exercice fiscal 2017.

Les investisseurs cherchent à évaluer l’ampleur des risques financiers que représentent une guerre commerciale, de nouvelles réglementations ou un dollar plus fort.

“Les indications (sur l’impact financier de tels problèmes) revêtiront davantage d’importance”, souligne Robert Phipps, directeur de Per Stirling Capital Management, faisant référence aux conférences téléphoniques trimestrielles.

De son côté, Patrick Palfrey, stratège chez Credit Suisse se concentre sur les solides prévisions du secteur, qui a affiché “à maintes reprises” une croissance impressionnante.

“Je ne peux pas m’empêcher de regarder le groupe des FAANG et de voir des perspectives positives en dépit des incertitudes actuelles”, explique-t-il.

Les chiffres concernant les flux des fonds montrent que le secteur a retrouvé quelque attrait pour les investisseurs. Les fonds spécialisés dans la science et la technologie ont enregistré des rentrées de 152 millions de dollars (123 millions d’euros) la semaine au 11 avril, après des sorties de 610,9 millions de dollars la semaine précédente, marquant le premier recul hebdomadaire depuis début février, selon des données de Thomson Reuters Lipper.

L’action Facebook a repris environ 11% depuis son récent plus bas et celle de Google 5% par rapport à son dernier creux.

Le titre Apple a gagné 6% par rapport à son plus bas d’avril, tout comme Amazon. De son côté, Netflix s’est adjugé 15% au cours de sept dernières séances. (Avec Saqib Iqbal Ahmed à New York Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français)

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