April 11, 2018 / 8:52 PM / 6 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street baisse, inquiétudes sur la Syrie et les taux

(Actualisé avec précisions, volume)

* Les menaces de Trump à la Russie éveillent des craintes

* Les tensions autour de la Syrie font grimper le pétrole

* Les minutes de la Fed font craindre plus de hausses de taux

* Le Dow a perdu 0,90%, le S&P 0,55% et le Nasdaq 0,26%

par April Joyner

NEW YORK, 11 avril (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, modérément affectée par le compte-rendu de la réunion des 20 et 21 mars de la Réserve fédérale, dans un contexte de tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Russie autour du conflit syrien.

Les valeurs américaines ont légèrement accentué leurs pertes au vu des “minutes” de la réunion au cours de laquelle les responsables de la Fed ont manifesté quelques craintes que l’accélération de l’inflation n’exige un rythme de hausse des taux d’intérêt plus rapide que prévu.

L’indice Dow Jones a cédé 218,55 points, soit 0,90%, à 24.189,45. Le S&P-500, plus large, a perdu 14,68 points, soit 0,55%, à 2.642,19. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 25,28 points (-0,36%) à 7.069,03 points.

Après la publication du compte-rendu de la réunion de la Fed, les trois grands indices de Wall Street ont baissé, signe de l’inquiétude des investisseurs au sujet des taux d’intérêt.

“Les ‘minutes’ ont été modestement négatives”, a dit John Carey, gérant chez Amundi Pioneer AM. “Il y avait des spéculations selon lesquelles la Fed pourrait envisager de faire une pause ou de ralentir le rythme des hausses de taux en raison des turbulences de marché liées aux incertitudes géopolitiques.”

Avant les “minutes”, ces questions géopolitiques, notamment autour de la Syrie, pesaient sur les actions américaines.

L’affrontement diplomatique entre les Etats-Unis et la Russie est encore monté d’un cran, Donald Trump ayant prévenu Moscou d’une intervention militaire imminente en Syrie après l’attaque au gaz toxique, imputée au régime syrien, contre la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale.

Plusieurs autres pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont suggéré de leur côté que des frappes visant le régime de Damas pourraient avoir lieu.

LE PÉTROLE À UN PIC DE 3 ANS

“Ce qui affecte les marchés, c’est le risque d’une escalade de la situation en Syrie, qui pourrait intensifier le conflit”, a dit Peter Cardillo, économiste pour First Standard Financial. “Les investisseurs vont probablement adopter une approche un peu prudente jusqu’à ce que les tensions en Syrie diminuent.”

La poussée de tensions au Moyen-Orient a contribué à la hausse des cours du pétrole: le prix du baril de Brent a atteint son plus haut niveau depuis fin 2014 à plus de 72 dollars, tout comme le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) qui se traite tout près de 67 dollars.

La hausse des cours du pétrole a fait grimper l’indice des valeurs liées à l’énergie de 1%. Mais l’aversion au risque a pesé sur les rendements des obligations du Trésor américain à 10 ans, ce qui s’est répercuté sur les valeurs financières, dont l’indice a perdu 1,3%.

Sur le marché des changes, le dollar a reculé face au yen dans l’incertitude sur les frappes en Syrie. Après la clôture, la Maison blanche a dit que Donald Trump n’avait établi aucun calendrier sur d’éventuelles frappes.

L’indice du dollar face à un panier de référence est tombé à un plus bas de deux semaines en séance, puis a effacé ses pertes après les “minutes” de la Fed, qui ouvrent la voie à un rythme plus soutenu de hausses des taux d’intérêt américains.

Le billet vert a été soutenu en outre par la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) “core”, hors éléments volatils, qui a augmenté de 2,1% sur un an en mars, affichant ainsi sa plus forte hausse depuis février 2017.

Les tensions entre la Russie et les Etats-Unis ont relégué au second plan le conflit commercial avec la Chine au lendemain des propos conciliants du président chinois Xi Jinping, qui a promis d’ouvrir davantage l’économie de son pays.

L’or prend 1% autour de 1.352,80 dollars l’once.

Aux valeurs, Facebook a gagné 0,78% alors que son PDG, Mark Zuckerberg, a tenu sa deuxième audition devant des commissions du Congrès américain. La veille, il a réitéré ses excuses et assuré aux sénateurs américains que le réseau social s’efforçait de changer à la suite du détournement des données de dizaines de millions d’utilisateurs.

Les investissurs attendent également les premiers résultats trimestriels. JPMorgan Chase, Citigroup et Wells Fargo publieront les leurs vendredi.

Il s’est traité au total 6,04 milliards d’actions, contre 7,29 milliards en moyenne au cours des 20 dernières séances. (avec Sruthi Shankar à Bangalore, Laetitia Volga et Juliette Rouillon pour le service français)

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