March 26, 2018 / 4:04 AM / 8 months ago

À WALL STREET-Les fonds globaux et la gestion active ont la cote

(Répétition sans changement d’une dépêche envoyée dimanche)

par Trevor Hunnicutt

NEW YORK, 25 mars (Reuters) - La volatilité sur les marchés d’actions aux Etats-Unis cette année pousse les investisseurs non seulement vers les Bourses étrangères, mais aussi vers des horizons encore plus exotiques: les fonds de gestion active plutôt que les fonds indiciels.

Après un cycle haussier de près de dix ans sur les marchés américains, les investisseurs craignent qu’un événement fasse retomber le soufflé, notamment la perspective de hausses de taux par le nouveau président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, ou un faux pas d’une des coqueluches du marché.

Ils évoquent la chute de 9,2% de Facebook en deux jours cette semaine, qui a faire fondre la capitalisation du réseau social de 50 milliards de dollars (40,5 milliards d’euros), a mis en lumière la fragilité du secteur technologique dont les valorisations sont élevées.

Pour Josh Shores, gérant chez Southeastern Asset Management, le temps est venu d’investir hors des Etats-Unis.

“A la fin d’un cycle de hausse de près de dix ans pendant lequel les Etats-Unis - que ce soit les valeurs de croissance ou les fonds de gestion passive - ont vraiment dominé”, a-t-il dit, “nous souhaitons prendre des positions ailleurs.”

Les fonds de gestion active (“stock picking”) en valeurs étrangères sont les grands favoris des nouveaux investisseurs, ayant souvent fait mieux que les indices de référence. Ils devraient afficher leur deuxième année d’entrées nettes de capitaux alors même que la gestion active en valeurs américaines est délaissée au profit de fonds indiciels moins coûteux.

Les fonds de gestion active en valeurs non-US ont déjà attiré 19,4 milliards de dollars en 2018, nettement plus que l’an dernier à la même époque, après avoir attiré 23,5 milliards en tout en 2017, selon les données Lipper de Thomson Reuters.

Leurs concurrents dans la gestion passive ont attiré 45,6 milliards depuis le début de l’année à fin février.

“PLUS QUE FACEBOOK”

En 2017, 50,8% des fonds “foreign large blend”, spécialistes des valeurs vedettes non-américaines, suivis par Morningstar ont fait mieux que les fonds indiciels de même type, tout comme 59,1% des fonds diversifiés marchés émergents, ayant amélioré dans les deux cas leur performance moyenne de long terme.

La volatilité avec laquelle l’année à démarre sur les marchés américains incite les investisseurs à éviter tout particulièrement les portefeuilles lourdement investis dans les géants de la technologie. Facebook représente environ 2% des rendements des fonds indexés sur le S&P 500.

“Les techs ne pèsent pas trop lourd dans la partie du monde qui nous intéresse”, souligne Thomas Melendez, qui gère 11 milliards de dollars pour le gérant d’actifs MFS International Diversification Fund, dont les performances ont été supérieures à la plupart de ses concurrents depuis dix ans.

Fabio Paolini, gérant chez AMG Managers Pictet International Fund, comme beaucoup d’autres investisseurs orientés hors des Etats-Unis, pense pouvoir faire fructifier l’argent de se clients sur de nombreux marchés où les valorisations restent faibles et les entreprises capables de bien résister aux cycles.

“Nous voyons des opportunités - un peu partout”, dit-il.

Les fonds actifs à l’international misent sur un petit nombre de titres qui selon eux devraient dégager des plus-values plus fortes que les fonds indiciels, dont les performances sont diluées par la multiplicité des valeurs dont ils sont composés.

Le fonds Prudential Jennison Global Opportunities Fund détient moins de 40 valeurs, dont certaines, comme Tencent Holdings par exemple qui représente près de 6% du total investi, pèsent lourdement dans leurs portefeuilles.

L’un des gestionnaires, Thomas Davis, a expliqué qu’il était optimiste sur les perspectives du géant chinois de l’internet. Le groupe a publié mercredi un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes du marché mais son bénéfice a fait un bond en avant de 98% par rapport à la même période de 2017.

“Vous avez Facebook, Opentable, Uber, Airbnb, quelques services financiers de base, tous inclus dans l’application WeChat de Tencent”, dit-il, en référence aux nombreuses fonctionnalités proposéée par l’application de messagerie.

“C’est mieux que Facebook.”

Juliette Rouillon pour le service français

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