March 21, 2018 / 9:37 AM / 6 months ago

LEAD 1-L'universitaire à l'origine du scandale Facebook minimise son rôle

(Actualisé avec citations, détails)

LONDRES, 21 mars (Reuters) - L’universitaire britannique Aleksandr Kogan, à l’origine du siphonnage des données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook, a tenté mercredi de minimiser son rôle affirmant servir de “bouc émissaire” à la société américaine et au cabinet de conseil Cambridge Analytica, qui a travaillé pour la campagne de Donald Trump en 2016.

Facebook, dont l’action a perdu plus de 9% en deux jours à Wall Street, est ébranlé par ce scandale révélé par un lanceur d’alerte selon lequel Cambridge Analytica a contourné les règles pour accéder aux données d’environ 50 millions d’utilisateurs du réseau social aux Etats-Unis.

La société présidée par Mark Zuckerberg a mis en cause le rôle joué par Aleksandr Kogan, un professeur de psychologie à l’Université de Cambridge qui a créé une application fonctionnant avec les identifiants Facebook des internautes.

Cette application a été téléchargée par 270.000 personnes, ce qui a permis d’avoir accès à leurs données personnelles mais aussi à celles de leurs “amis”.

“Les évènements de la semaine écoulée ont été un vrai choc traumatique”, a déclaré Kogan à la BBC. “Mon sentiment, c’est que je sers de bouc émissaire à Facebook et à Cambridge Analytica alors qu’on pensait faire quelque chose de complètement normal.”

S’exprimant sur la radio de la BBC, l’universitaire a estimé que la précision des données collectées avait été “largement exagérée” par le cabinet londonien spécialisé dans les études sur la consommation, la publicité ciblée et autres services liés à l’analyse de données.

“Je crois que Cambridge Analytica a tenté de vendre une illusion. Ils ont affirmé que c’était incroyablement précis et que cela vous disait tout ce que cela pouvait dire de vous. Mais je crois que la réalité était différente”, a-t-il affirmé.

A la question de savoir si le micro-ciblage des électeurs peut changer le cours d’une élection, il a répondu : “Personnellement, je ne le pense pas. Je pense que cela aurait seulement pénalisé la campagne (de Trump)”. (Kate Holton Tangi Salaün et Pierre Sérisier pour le service français)

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