March 15, 2018 / 9:42 AM / 6 months ago

Menace de grève à la SNCF, le gouvernement appelle au dialogue

PARIS, 15 mars (Reuters) - Le gouvernement a renouvelé son appel au dialogue à l’adresse des syndicats de la SNCF qui se prononcent jeudi sur les modalités d’une grève au lendemain de la présentation en conseil des ministres du projet de réforme de l’entreprise ferroviaire.

Les quatre syndicats majoritaires de la SNCF - CGT-Cheminots, UNSA-ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots - se retrouvent en fin de journée pour décider d’une grève, unitaire ou non, et de son ampleur, alors qu’ils ont déjà annoncé une mobilisation aux côtés des fonctionnaires le 22 mars prochain, date à laquelle les syndicats de la RATP appellent au débrayage.

Les organisations syndicales ont déclaré que le gouvernement s’exposait à un conflit “majeur”, comme en 1995, s’il décidait de “passer en force” en recourant aux ordonnances.

Le projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances pour la réforme de la SNCF sera examiné en avril à l’Assemblée et au Sénat en mai. Le gouvernement propose que les articles d’habilitation soient remplacés par des articles classiques au fur et à mesure de l’avancée de la concertation qui s’achèvera fin avril.

La réforme gouvernementale prévoit notamment l’organisation de l’ouverture à la concurrence européenne et l’arrêt des recrutements au statut de cheminot.

“Il ne faut pas refuser le dialogue”, a souligné la ministre des Transports jeudi sur France Inter.

“Nous voulons écrire le projet de loi dans la concertation, (...) donc il n’y a aucune raison de brandir ces menaces”, a ajouté Elisabeth Borne.

“Le droit de grève est légitime dans le pays, mais le bon chemin, c’est de discuter des façons de répondre aux difficultés des Français qui prennent le train tous les jours, de discuter des questions que les cheminots se posent”, a-t-elle insisté.

Christophe Castaner, délégué général de La République en marche et secrétaire d’Etat aux Relations avec le parlement, a concédé que le gouvernement s’inquiétait d’une possible grève dure.

“On redoute toujours les conflits, surtout pour les usagers”, a-t-il dit sur franceinfo. Si grève il y a, a-t-il ajouté, “je souhaite qu’elle ne soit pas longue.”

“Dans une négociation, il faut que chacun ait envie d’avancer. Avant même que le texte soit présenté, (...) les syndicats avaient déjà annoncé qu’ils voulaient bloquer la SNCF et qu’il voulaient faire grève”, a déploré ce proche d’Emmanuel Macron.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, dévoile jeudi sa “feuille de route” en vue de la réorganisation du groupe public.

Selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances publié jeudi, 63% des Français jugent “injustifiée” la menace de grève reconductible des syndicats de la SNCF. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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