March 12, 2018 / 4:45 PM / 9 months ago

Les rivaux de RWE et E.ON ne devraient pas menacer leur accord-sces

par Arno Schuetze et Christoph Steitz

FRANCFORT/ESSEN, Allemagne, 12 mars (Reuters) - Le projet de démantèlement d’Innogy dans le cadre d’un échange d’actifs entre RWE et E.ON ne devrait pas être menacé par des offres rivales en raison de la complexité de l’opération, ont déclaré plusieurs sources proches du dossier.

En outre, RWE, qui détient 76,8% d’Innogy, a déjà exploré en vain par le passé d’autres rapprochements, ce qui réduit encore la probabilité d’une éventuelle surenchère.

Premier producteur d’électricité en Allemagne, RWE va céder à E.ON sa participation majoritaire dans Innogy. Il va parallèlement prendre une participation minoritaire dans E.ON et récupérer les actifs dans les énergies renouvelables aussi bien d’E.ON que d’Innogy, ont annoncé les deux groupes dimanche.

Avec ce projet, RWE va se transformer en l’un des plus importants acteurs européens des énergies renouvelables tandis qu’E.ON va devenir l’un des principaux groupes en matière de réseaux et de distribution d’énergie du continent.

“La probabilité d’un projet concurrent est au plus de 5%”, a déclaré l’une des sources, ajoutant qu’il serait difficile pour un éventuel candidat de proposer une liste d’actifs susceptibles d’intéresser RWE et E.ON.

RWE a discuté l’an dernier d’une éventuelle transaction avec des concurrents européens, dont le français Engie et l’italien Enel, et il était même sur le point de conclure un accord avec l’espagnol Iberdrola fin 2017, selon les sources.

“Cela a été une mise en concurrence”, a déclaré l’une des sources, ajoutant que RWE avait décidé de conclure un accord avec E.ON après avoir examiné les propositions de ses pairs. Une source a indiqué que l’australien Macquarie avait également été en lice.

Judith Hartmann, directrice financière d’Engie, a déclaré la semaine dernière que le groupe n’étudiait pas d’acquisition de la taille d’Innogy.

Même si des discussions sur des échanges d’actifs avec d’autres compagnies européennes ont eu lieu, RWE n’a jamais été vraiment attiré par une grande percée dans le sud de l’Europe, ont dit les sources, en rappelant les incursions malheureuses d’E.ON dans cette partie du continent durant la dernière décennie.

La conclusion d’un accord entre groupes allemands paraissait en outre avoir de meilleures chances d’obtenir le soutien de la classe politique. La chancelière Angela Merkel a salué l’opération et a dit avoir confiance dans les services aux collectivités allemands pour trouver la meilleure façon de s’adapter à la transition vers l’énergie verte, baptisée “Energiewende” en Allemagne. (avec Dasha Afanasieva et Clara Denina à Londres, Stephen Jewkes à Milan et Andres Gonzalez à Madrid Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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