March 12, 2018 / 7:14 AM / 6 months ago

Innogy annonce des réductions de coûts supplémentaires

Essen, Allemagne, 12 mars (Reuters) - Innogy, qui est au centre d’échanges d’actifs complexes entre sa maison mère RWE et E.ON, a annoncé lundi de nouvelles réductions de coûts destinées à assurer sa survie sur un marché de l’énergie extrêmement concurrentiel.

RWE et E.ON ont annoncé dimanche que le premier allait céder au second sa participation majoritaire dans Innogy. Parallèlement, le premier producteur d’électricité en Allemagne va prendre une participation minoritaire dans E.ON et récupérer les actifs dans les énergies renouvelables aussi bien d’E.ON que d’Innogy.

Cette opération est l’aboutissement d’une restructuration en profondeur des groupes énergétiques allemands rendue nécessaire par la décision soudaine en 2011 du gouvernement d’Angela Merkel de sortir le pays du nucléaire et de promouvoir les sources d’énergies alternatives après la catastrophe de Fukushima au Japon, survenue il y a exactement sept ans.

La transaction, si elle est approuvée par les régulateurs, marquera la fin d’Innogy en tant qu’entreprise indépendante moins de deux ans après sa scission de RWE et son introduction en Bourse, qui en a fait le premier groupe énergétique allemand en termes de capitalisation boursière (19 milliards d’euros vendredi).

Innogy traverse une période délicate depuis un avertissement sur ses résultats en décembre qui a poussé à la démission son président du directoire, Peter Terium.

Le groupe a annoncé lundi que les coûts seraient réduits d’environ 400 millions d’euros d’ici la fin 2020.

“En faisant cela, nous adaptons Innogy à de futurs défis, comme nos clients, nos salariés et nos actionnaires attendent que nous le fassions. Nous commenterons les dernières annonces de RWE et de E.ON en temps voulu”, a déclaré le nouveau président du directoire, Uwe Tigges.

Innogy, qui a publié une hausse de 3% de son bénéfice d’exploitation, a également déclaré qu’il proposerait un dividende inchangé de 1,60 euro pour 2017, contre 1,61 euro anticipé en moyenne par les analystes, selon le consensus Reuters. (Christoph Steitz Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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