March 1, 2018 / 2:46 PM / 8 months ago

Le successeur de Draghi pas forcément d'Europe du nord-Le Maire

PARIS, 1er mars (Reuters) - La nomination de l’Espagnol Luis de Guindos à la vice-présidence de la Banque centrale européenne (BCE) ne signifie pas que le successeur de Mario Draghi à la tête de l’institution sera un Européen du nord, a déclaré jeudi Bruno Le Maire.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, qui s’exprimait en marge d’une visite au Salon de l’agriculture, a indiqué en outre que le soutien de la France à l’ancien ministre espagnol ne préjugeait en rien de ses choix à venir pour la présidence de la BCE et de la Commission européenne.

Au moment de sa désignation, des économistes ont estimé que le choix d’une personnalité originaire d’un pays du sud de l’Europe comme numéro deux de la BCE augmentait la probabilité qu’un représentant d’un pays du nord, comme le gouverneur de la Bundesbank allemande Jens Weidmann, soit désigné pour remplacer Mario Draghi en 2019.

“Certains tirent parfois des conclusions un peu hâtives et des plans sur la comète en disant qu’on a mis quelqu’un du Sud, un Espagnol, à la BCE, donc on pourrait avoir quelqu’un du Nord en contrepartie à tel ou tel poste (...) ce n’est pas nôtre manière de voir les choses”, a dit Bruno Le Maire.

Prié de dire si la France aurait un candidat pour succéder à Mario Draghi, il a répondu : “Il est beaucoup trop tôt pour commencer le grand mercato des postes européens. La présidence de la BCE, c’est en 2019, la présidence de la Commission européenne, c’est en 2019 !”.

“La seule chose que je peux vous dire, c’est que la France a décidé de soutenir par la voix du président de la République M. de Guindos comme vice-président de la BCE mais que ce choix ne préjuge en rien des autres choix qui seront faits par la France pour les autres grands postes européens”, a-t-il ajouté.

“Il faut distinguer ces postes, et le choix qui a été fait pour la vice-présidence de la BCE, des autres postes à pourvoir, les choses n’ont rien à voir.”

Le maintien d’un équilibre géographique pour le choix des dirigeants des principales institutions de l’UE - BCE, Commission, Parlement - est une règle tacite qui est la plupart du temps respectée par les Européens.

L’hebdomadaire allemand Die Zeit a rapporté la semaine passée que le parti social-démocrate avait accepté de soutenir la décision des conservateurs de la chancelière Angela Merkel de proposer la candidature de Jens Weidmann pour succéder à Mario Draghi dans le cadre de leur accord de “grande coalition” .

La France n’a rien dit officiellement de ses intentions mais le nom du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, est lui aussi mentionné parmi les successeurs possibles de Mario Draghi. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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