February 28, 2018 / 12:30 PM / 3 months ago

Barnier veut accélérer le rythme des discussions sur le Brexit

BRUXELLES, 28 février (Reuters) - Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a présenté mercredi à Bruxelles une première ébauche juridique de l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, prévu en mars 2019, et a souligné la nécessité d’accélérer le rythme des discussions pour parvenir à un accord d’ici l’automne afin d’écarter le risque d’un Brexit “dur”.

“Si nous souhaitons le succès de ces négociations (...), nous devons accélérer la cadence”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Il a insisté sur l’importance d’éviter le rétablissement d’une “frontière dure” entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

La Première britannique Theresa May a également souligné mercredi devant la Chambre des communes qu’elle ne voulait pas du rétablissement d’une “frontière dure” en Irlande.

Tout en souhaitant de bonnes relations commerciales avec l’UE, elle a dit qu’accepter une nouvelle union douanière avec les Vingt-Sept reviendrait à trahir les électeurs britanniques qui se sont prononcés pour le Brexit en juin 2016.

L’ébauche du traité de retrait du Royaume-Uni de l’UE s’appuie sur les accords conclus en décembre et sur des conditions posées par les Vingt-Sept, que la Grande-Bretagne doit encore accepter.

La question de la frontière en Irlande est l’un des dossiers les plus délicats.

Michel Barnier a précisé que sur ce sujet le texte de l’UE était conforme à ce qui a été convenu en décembre avec la Première ministre britannique Theresa May mais qu’il pourrait être modifié si Londres avançait d’autres propositions.

Les unionistes d’Irlande du Nord, dont dépend la majorité de Theresa May au Parlement britannique, ont critiqué le projet de l’UE, estimant qu’il allait entraîner de nouvelles divisions entre la province et le reste du Royaume-Uni.

Le projet de traité prévoit qu’une commission conjointe de l’UE et du Royaume-Uni supervise les différents accords, sachant que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) aura le dernier mot pour régler les différends.

Michel Barnier a annoncé qu’il aurait la semaine prochaine de nouvelles discussions avec les Britanniques et qu’il rencontrerait aussi, en début de semaine, les dirigeants d’Irlande du Nord.

Il a ajouté que des désaccords persistaient sur la période de transition post-Brexit accordée à Londres pour s’adapter à la nouvelle donne après mars 2019.

Alastair Macdonald et Gabriela Baczynska, avec Philip Blenkinsop et Jan Strupczewski; Guy Kerivel pour le service français

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