February 21, 2018 / 4:34 PM / 10 months ago

La Fed devrait relever progressivement ses taux, dit Kaplan

21 février (Reuters) - La Réserve fédérale américaine devrait continuer à relever ses taux d’intérêt progressivement en réponse à l’accélération de la croissance alimentée par la récente réforme fiscale américaine et par une économie mondiale plus vigoureuse, a affirmé mercredi le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan.

“Je crois que la Réserve fédérale devrait progressivement et patiemment relever le taux des fonds fédéraux au cours de 2018”, écrit-il dans un essai résumant sa vision des perspectives économiques et politiques du pays. “L’Histoire suggère que si la Fed attend trop longtemps pour retirer son soutien à ce stade du cycle économique, des excès et des déséquilibres commencent à se former, et la Fed se retrouve finalement à la remorque.”

Les marchés s’attendent à ce que la Fed relève ses taux à sa prochaine réunion de politique monétaire des 20 et 21 mars, avant deux autres tours de vis dans le courant de l’année, selon les projections de la banque centrale.

Robert Kaplan, qui n’est pas un membre votant de la Fed cette année mais qui participe aux réunions de politique monétaire, n’a pas précisé le nombre de hausses qu’il préconise.

Mais il a averti qu’un retard dans les hausses de taux était susceptible de rendre une récession plus probable.

Kaplan a aussi mis en garde contre la réforme fiscale de l’administration Trump qui, a-t-il estimé, portera la croissance américaine entre 2,5% et 2,75% cette année et ramènera le taux de chômage de 4,1% actuellement à 3,6% d’ici fin 2018. Quant à l’inflation, elle devrait se raffermir cette année pour se rapprocher de l’objectif de 2% de la Fed, a-t-il ajouté.

Certes, les baisses d’impôts et autres réformes pourraient doper la productivité et gonfler le potentiel économique, mais l’essentiel de l’impact positif s’estompera en 2019 et 2020, laissant place à une économie encore plus endettée, dit-il.

“Cette perspective d’augmentation de la dette du gouvernement par rapport au PIB arrive à un stade du cycle économique où il serait préférable de limiter la croissance de la dette au niveau du gouvernement”, écrit Robert Kaplan.

Un endettement plus élevé compliquera la tâche du gouvernement fédéral s’il veut mener une politique budgétaire de soutien à la croissance en cas de retournement économique, ajoute-t-il, et une réduction du poids de la dette freinerait la croissance.

“Le traitement de cette question suppose des (...) choix politiques difficiles mais les Etats-Unis pourraient devoir envisager plus activement des mesures politiques en faveur d’un ralentissement du rythme de croissance de la dette publique”, souligne le banquier central. (Ann Saphir, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

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