January 18, 2018 / 9:26 PM / 6 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street marque une pause, GE et Boeing pèsent

(Actualisé avec nouvelle citation, volumes, autres marchés, IBM et AmEx en après-Bourse)

* Le Dow a perdu 0,37%, le S&P-500 0,16%, le Nasdaq 0,03%%

* La hausse des taux longs pénalise les valeurs défensives

* General Electric et Boeing tirent le Dow à la baisse

* Confusion autour des négociations budgétaires à Washington

* Le dollar baisse contre les autres grandes devises

par April Joyner

NEW YORK, 18 janvier (Reuters) - Wall Street a fini en baisse jeudi, la hausse des rendements obligataires et les craintes de “shutdown” à Washington servant de prétexte à une pause après la récente série de records des principaux indices.

L’indice Dow Jones, qui avait clôturé mercredi pour la première fois au-dessus des 26.000 points, a reculé en séance jusqu’à 25.947 points avant de clôturer finalement à 26.017,81, en recul de 97,84 points ou 0,37%.

Le S&P-500, plus large, a abandonné 4,53 points, soit 0,16%, à 2.798,03 et le Nasdaq Composite a limité son repli à 0,03%, cédant 2,23 points à 7.296,05.

Le bond du rendement des obligations d’Etat à 10 ans, à son plus haut depuis mars, a pesé sur les valeurs défensives comme les services aux collectivités et l’immobilier tandis que les technologiques, qui avaient résisté jusque-là, ont réduit ou effacé leurs gains en toute fin de journée.

“C’est à qui ira le plus vite, le rythme de croissance de l’économie ou le rythme de hausse des taux d’intérêt”, commente Kate Warne, stratège chez Edward Jones à St. Louis. “La guéguerre entre les deux va probablement conduire à davantage de volatilité en 2018 qu’en 2017.”

A Washington, les dirigeants de la majorité républicaine au Congrès intensifiaient pendant ce temps leurs efforts pour faire voter avant vendredi midi une nouvelle prolongation de la loi de financement de l’Etat fédéral et éviter ainsi un “shutdown”, une fermeture des administrations publiques fédérales.

Trois prolongations temporaires ont déjà été nécessaires depuis le début de l’exercice fiscal 2018, le 1er octobre.

Les investisseurs gardent aussi un oeil sur les résultats de sociétés du quatrième trimestre. “Il y a beaucoup d’optimisme autour de la réforme fiscale et des rapatriements de fonds qu’elle va permettre”, dit Michael O’Rourke, stratège chez JonesTrading à Greenwich, dans le Connecticut. “Aujourd’hui le marché a simplement un peu consolidé après une forte poussée.”

Quelque 6,93 milliards de titres ont été échangés, contre 7,4 milliards la veille et une moyenne de 6,3 milliards sur les 20 dernières séances.

BOEING ET GE PÈSENT SUR LE DOW

Huit des 11 indices sectoriels S&P ont fini en repli, la plus forte baisse étant pour l’immobilier, (-0,98%), pénalisé par la hausse des taux longs, et pour l’énergie (-0,80%) après le recul des cours du brut.

Le secteur des services aux collectivités a cédé 0,62% et celui des industrielles <. 0,61%.

Plus forte baisse du Dow Jones, General Electric a lâché 3,34% à 16,77 dollars, en recul pour la quatrième séance d’affilée et sous la barre des 17 dollars pour la première fois depuis décembre 2011, réagissant toujours à l’annonce de lourdes charges dans les comptes du quatrième trimestre.

Boeing, en baisse de 3,09% sur des prises de bénéfice, a aussi pesé sur le Dow.

Hors indice, le producteur d’aluminium Alcoa a chuté de 7,00% à 53,00 dollars après l’annonce d’une perte accrue au quatrième trimestre. Même sanction pour Bank of New York Mellon (-4,3%), dont le produit net bancaire a déçu les investisseurs.

Morgan Stanley, qui a conclu la saison des résultats des grandes banques américaines avec l’annonce d’un bénéfice meilleur qu’attendu, a en revanche gagné 0,89%.

IBM a grappillé 0,23% avant ses résultats du quatrième trimestre publiés à la clôture mais il reculait ensuite dans les transactions électroniques. Le géant des services informatiques a comme attendu annoncé une première croissance de son chiffre d’affaires en près de six ans mais a aussi accusé une perte nette en raison d’une charge liée à la réforme fiscale.

American Express a aussi annoncé une perte pour le quatrième trimestre, la première en 26 ans, et une suspension de ses rachats d’actions, là encore à cause de la réforme fiscale. Le titre cédait 2,5% en après-Bourse.

L’EURO À PLUS DE 1,22 DOLLAR

Les Bourses en Europe avaient auparavant terminé sur de faibles fluctuations, Paris clôturant stable (+0,02%) tandis que le Stoxx 600 s’octroyait 0,19%.

La séance a été plus animée sur le marché obligataire et sur le marché des changes après l’annonce d’une croissance plus soutenue que prévu de l’économie chinoise en 2017, à 6,9%, sa première accélération depuis 2010.

Après avoir buté sur ce niveau depuis une semaine, le rendement des Treasuries américains à 10 ans a franchi le seuil de 2,60% pour la première fois depuis mars dernier, tandis que le rendement des notes à deux ans a atteint 2,060%, au plus haut depuis septembre 2008.

En plus des anticipations de resserrement monétaire, les rendements sont poussés à la hausse par le rapatriement massif de trésorerie annoncé mercredi par Apple. La firme à la pomme, qui a investi en obligations une bonne partie de son trésor de guerre amassé à l’étranger, détient pour 52,5 milliards de dollars de Treasuries et pour 150,7 milliards d’obligations d’entreprises.

“La grande question est de savoir si d’autres grands groupes vont suivre et vendre eux aussi des obligations, si Apple n’est que le premier d’une série”, note Subadra Rajappa, responsable de la stratégie taux chez Société générale à New York.

Le dollar, de son côté, a reculé dans la crainte d’une nouvelle impasse politique à Washington à quelques heures de l’expiration de la loi de financement temporaire.

L’euro, aussi soutenu par la hausse des rendements obligataires en Europe, valait 1,2237 dollar (+0,43%) en fin de séance, sous le pic de 1,2323 atteint mercredi, son plus haut niveau depuis décembre 2014. L’indice dollar qui mesure le niveau du billet vert face à un panier de grandes devises, était à peu près stable autour de 90,50, non loin de son plus bas de trois ans de 90,104 touché mercredi. (avec Sruthi Shankar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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