January 17, 2018 / 1:09 PM / 7 months ago

GESTION 2018-La dispersion sectorielle favorable à la gestion active - LFDE

* Corrélation très faible des titres d’un même secteur

* Une valorisation généreuse sur les actions

* Préférence pour les actions de la zone euro

* Pas de “krach” obligataire en vue

PARIS, 17 janvier (Reuters) - La poursuite d’une forte dispersion des titres au sein d’un même secteur devrait favoriser la gestion active en 2018, estime Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs chez La Financière de l’Echiquier (LFDE), qui privilégie les actions de la zone euro pour cette année.

“En 2017, la performance sectorielle a été très disparate, ce qui constitue un bon point pour la gestion active”, indique-t-il.

Ce contexte devrait se maintenir en 2018 alors que la corrélation des titres au sein des indices sectoriels boursiers en Europe est retombée à son niveau le plus bas depuis plus de dix ans, note le gérant.

A titre d’exemple, Vivendi a grimpé de 24,18% l’an dernier quand le britannique Pearson a perdu 10%. L’indice Stoxx des médias a reculé pour sa part de 2,47%.

“Depuis le début des années 2000, le marché fonctionnait sur de grandes tendances, en particulier en zone euro où les risques politiques poussaient les investisseurs à mettre tous les titres dans le même panier”, rappelle Olivier de Berranger.

“Depuis la fin 2016, la corrélation au sein des indices a fortement baissé”, ajoute-t-il. Ainsi, la corrélation titre à titre des valeurs du MSCI Europe est retombée sous le seuil de 20%.

“Si l’on parvient à se maintenir sous le seuil de 30%, comme ce fut le cas sur la période allant de 1992 à 2001, la gestion active pourrait tirer son épingle du jeu”, indique le gérant.

DES VALORISATIONS GÉNÉREUSES

“Les investisseurs n’ont plus envie d’acheter tout le marché à cause de la valorisation généreuse des marchés d’actions”, explique également Olivier de Berranger.

Le directeur de la gestion de la Financière de l’Echiquier privilégie les actions de la zone euro, dont la valorisation reste à ses yeux plus attractive que celle des actions américaines.

“On ne peut pas encore dire que c’est cher mais les valorisations en Europe sont au-dessus de leur moyenne historique”, indique le gérant.

“Le challenge pour les entreprises européennes sera de délivrer une croissance des bénéfices de 10% à 15% en 2018”, ajoute-t-il, se disant assez confiant sur une progression à deux chiffres des profits en zone euro.

Olivier de Berranger favorise notamment trois thèmes sur les actions en zone euro : les entreprises mal valorisées - “le ‘value’ devrait encore bien performer en 2018”, indique-t-il -, les recentrages et restructurations ainsi que les opérations de fusions-acquisitions.

“Le redémarrage assez fort du cycle économique et les anticipations de hausse des taux encouragent les opérations financières”, observe le gérant. “Les entreprises se disent ‘c’est maintenant ou jamais’”.

PAS DE “KRACH” OBLIGATAIRE

Selon Olivier de Berranger, l’inflation aux Etats-Unis devrait accélérer en 2018 avec la hausse des salaires, sans pour autant provoquer un “krach” obligataire.

La normalisation des politiques monétaires se fait à un rythme très graduel et “la taille des bilans des banques centrales continue d’augmenter encore tous les jours”, ce qui devrait empêcher toute remontée brutale des taux longs.

Le gérant table sur un rendement du Bund autour de 0,8% à 1% en fin d’année, contre 0,55% actuellement.

Son scénario central repose sur trois ou quatre nouvelles hausses de taux de la Réserve fédérale (Fed) en 2018 et sur la fin du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne (BCE) à la fin de l’année, le tout dans un contexte d’inflation “raisonnable”.

Aux Etats-Unis, la réforme fiscale mise en oeuvre par l’administration Trump a prolongé de 12 à 18 mois le cycle économique positif, estime Olivier de Berranger.

“L’aplatissement de la courbe des taux a pu faire croire qu’il s’agissait d’un signe de prochaine récession. De mon point de vue, cela repose surtout sur un effet important de ‘carry trade’”, explique-t-il.

Le “carry trade” consiste à vendre une devise avec un taux d’intérêt bas et utiliser les fonds pour acheter une autre devise ayant un taux d’intérêt plus élevé.

Blandine Hénault, édité par Marc Angrand

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