December 22, 2017 / 11:39 AM / 5 months ago

LEAD 1-Fin d'année en fanfare en vue pour l'économie française

    * Révision à la hausse du T1 et T3
    * Une croissance plus solide
    * Vers une poursuite de l'élan en 2018

 (Actualisé avec précisions, contexte)
    PARIS, 22 décembre (Reuters) - L'économie française, passée à la vitesse
supérieure depuis l'automne 2016, s'oriente vers une solide fin d'année et cet
élan devrait se poursuivre début 2018.
    L'Insee a revu en hausse vendredi la progression du produit intérieur brut
(PIB) du troisième trimestre, ainsi que celle du premier trimestre, à 0,6%
contre 0,5% précédemment dans les deux cas.
    Après avoir peiné à décoller depuis trois ans, l'économie française, qui a
enregistré une croissance de 0,5% au dernier trimestre 2016, a enchaîné sur une
cadence de 0,6% par trimestre entre janvier et septembre 2017.
    Cette série caractérisant une croissance moins volatile et plus solide est
sans précédent depuis l'éphémère rebond d'après-crise amorcé fin 2009 et
brutalement interrompu au printemps 2011.
    Avec ces révisions à la hausse, l'acquis de croissance à fin septembre pour
l'ensemble de 2017, à savoir l'évolution du produit intérieur brut (PIB) si
l'activité stagnait complètement au cours des trois derniers mois de l'année,
s'établit à 1,8% (contre 1,7% dans la précédente estimation). 
    Ce chiffre dépasse d'ores et déjà la croissance de 1,7% attendu par le
gouvernement pour l'ensemble de l'année, qui est inférieur à la prévision de
1,8% de la Banque de France et à celle de 1,9% de l'Insee

    Sachant que la Banque de France table sur une croissance de 0,5% au
quatrième trimestre et que l'Insee prévoit une progression de 0,6%
du PIB sur cette période, l'économie française est bien partie pour enregistrer
cette année sa croissance la plus élevée depuis son éphémère rebond de 2011, à
2,1%, même si elle devrait rester à la traîne de la zone euro.  
    
    VOYANTS AU VERT
    Elément encourageant pour la croissance du quatrième trimestre : la
consommation des ménages en biens a rebondi plus que prévu en novembre, sa
progression de 2,1% sur le mois effaçant quasiment son recul de 2,1% en octobre.
  
    Au-delà de cette bonne nouvelle, la plupart des indicateurs sont bien
orientés. Climat des affaires au beau fixe, rebond du moral des ménages et
production industrielle en hausse constituent autant de signes laissant présager
d'une poursuite de la tendance en 2018. 
    "Avec une croissance dynamique depuis le début de l'année, trimestre après
trimestre, et la perspective d'une solide croissance au quatrième trimestre, on
va avoir un acquis de croissance important en fin d'année, donc on s'attend à ce
que ça se prolonge en 2018", observe Hélène Baudchon, économiste de BNP Paribas.
 
    "La croissance française est installée sur un bon rythme, mais elle est
aussi plus solide", avec des progressions plutôt confortables sur la plupart des
composantes de la croissance, souligne-t-elle. 
    Au troisième trimestre, la production de biens et services en France a
progressé de 0,7% (après +0,8% au deuxième trimestre).
    Les dépenses de consommation des ménages ont accéléré, progressant de 0,6%
après une hausse de 0,3% au deuxième trimestre.  
    La progression de l'investissement est restée soutenue (+0,9%), alimenté par
la hausse continue de celui des entreprises (+1,1%) et de celui des ménages
(+1,1% également), des évolutions identiques à celles livrées lors de la
précédente estimation.
    Au total, la contribution de la demande intérieure finale à la croissance du
troisième trimestre a atteint 0,6 point, celle de la variation des stocks des
entreprises s'est établie à 0,5 point et celle du commerce extérieur est
redevenue négative, à -0,6 point après +0,6 point au trimestre précédent. 
    Après avoir pesé sur la croissance en 2016 et 2017, le commerce extérieur
devrait selon l'Insee retrouver en 2018 une influence moins négative, voire
neutre. 
    Pour autant, Hélène Baudchon voit un bémol à un rythme de croissance
"satisfaisant mais pas exceptionnel", puisqu'il a déjà été observé par le passé.
    "On aimerait voir peut-être un rythme encore plus élevé, pour être rassurés
sur les capacités de rebond et de rattrapage de l'économie française, dans la
mesure où l'Espagne et l'Allemagne connaissent des chiffres de croissance un peu
supérieurs", note-t-elle.     
    
    Statistiques détaillées sur le site de l'Insee : 
    - pour le PIB: bit.ly/2DsOI03
    - pour la consommation des ménages: bit.ly/2kX5vA8
        
 Le point sur la conjoncture française           
 Les chiffres clés de l'économie         tmsnrt.rs/2B7G9qP
    

 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)
  
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