December 17, 2017 / 5:12 PM / 7 months ago

RPT-À WALL STREET-Retour des inquiétudes sur la santé, moins vives qu'en 2016

(Répétition pour mot manquant au §2)

par Lewis Krauskopf

NEW YORK, 17 décembre (Reuters) - A l’approche d’une nouvelle année électorale aux Etats-Unis, les investisseurs craignent d’assister dans les mois à venir au retour des inquiétudes qui ont affecté le secteur de la santé pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2016.

En effet, la santé pourrait revenir au centre des débats avant les élections parlementaires de mi-mandat de novembre prochain, avec un risque non négligeable que les électeurs accordent une majorité démocrate au Sénat et à la Chambre des Représentants dans un vote de rejet du président Donald Trump.

Les investisseurs redoutent qu’un éventuel changement de majorité ne pèse sur le secteur, du fait notamment d’une attention plus grande des démocrates aux prix des médicaments.

En 2016, le même type d’inquiétudes avait plombé le secteur, surtout les titres pharmaceutiques et biotechnologiques.

“Si on se réveillait demain et qu’on était certain que (les démocrates) allaient prendre la majorité à la Chambre et au Sénat, la santé serait l’un des secteurs les moins performants”, selon Walter Todd, de Greenwood Capital Associates.

Ce scénario a pris une plus grande réalité la semaine dernière après une défaite républicaine. Le démocrate Doug Jones a remporté l’élection pour un poste de sénateur dans l’Alabama, un revers pour Donald Trump qui s’était personnellement impliqué en faveur du candidat républicain Roy Moore dans cet Etat conservateur du sud des Etats-Unis.

Mais selon les intervenants à Wall Street, malgré ce risque, les titres de la santé devraient probablement mieux résister au risque électoral l’an prochain que l’an dernier.

MIEUX RÉSISTER

D’une part ce compartiment est moins cher relativement au reste du marché, à la suite justement de sa correction de 2016.

Les investisseurs pensent également qu’il pourrait profiter d’un mouvement de fusions et acquisitions si les acteurs du secteur rapatrient des fonds de l’étranger dans le cadre de la reforme fiscale en cours de discussions au Congrès américain.

Le secteur pourrait aussi être moins vulnérable au débat sur le prix des médicaments, ou à d’autres polémiques, ayant déjà subi une première salve de critiques en 2016, ajoutent-ils.

Certains investisseurs estiment en outre que d’autres thèmes pourraient prendre le pas sur celui de la santé cette fois-ci.

“Je pense qu’il y aura des craintes. Viendront-elles en mars. Viendront-elles en mai? Je ne sais pas mais oui, il y aura des inquiétudes sur l’élection”, dit Teresa McRoberts, gérante spécialiste de la santé chez Fred Alger Management, qui ajoute toutefois qu’il lui semble qu’elles seront moindres qu’en 2016.

Le santé a été nettement à la traîne l’an dernier dans la crainte de nouvelles réglementations, notamment sur la fixation des prix, si la candidate démocrate Hillary Clinton l’emportait.

Son indice sectoriel a perdu 4,4% en 2016, ce qui en a fait la plus mauvaise performance sectorielle de l’année, tandis que le S&P 500 a pris 9,5%. Les biotechs et les pharmaceutiques ont été particulièrement affectées. Le secteur n’avait pas connu une telle sous-performance depuis 1999.

Les valeurs de la santé ont rebondi de 21,5% depuis le début de l’année, mais dans les mêmes proportions que le S&P (+19,3%).

Le secteur est valorisé 16,4 fois ses résultats à 12 mois, ce qui représente une décote de 10% par rapport au PER de 18,2% du S&P 500, alors qu’historiquement, il se traite avec une prime de près de 18% par rapport au S&P et que la prime était encore de 4% fin 2015, avant l’émergence de ce thème dans la campagne électorale, selon les données de Thomson Reuters Datastream

“Il reste relativement bon marché”, dit Nathan Thooft de Manulife Asset Management, qui est à surpondérer sur le secteur.

Que la santé devienne un enjeu de la campagne électorale est “clairement un risque,” a-t-il souligné. “Mais je ne pense pas que ce débat sera au premier plan de l’élection de mi-mandat.” (Juliette Rouillon pour le service français)

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