December 7, 2017 / 3:07 PM / 5 months ago

CORR OFFICIELLE-GESTION 2018-Le soutien des banques centrales restera capital-Deutsche AM

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PARIS, 7 décembre (Reuters) - La faiblesse de l’inflation et le contexte politique dans la zone euro devraient permettre à la Banque centrale européenne (BCE) de poursuivre en 2018 une politique monétaire expansionniste qui contribuera à écarter le risque d’un krach obligataire tout en restant favorable aux marchés actions, estime Deutsche Bank Asset Management.

La filiale de la première banque allemande, appelée à entrer en Bourse sous le nouveau nom de DWS (), table sur une remontée “modérée” des rendements des emprunts d’Etat, une poursuite de la hausse des actions, un regain de vigueur du dollar et une stabilité du prix du pétrole.

Ce scénario s’appuie avant tout sur des fondamentaux macroéconomiques favorables, avec une croissance mondiale attendue à 3,8% et très synchronisée: la société de gestion ne prévoit que 3% de pays en récession l’an prochain, pour 79% en croissance, contre 13% et 63% respectivement en 2016, puis 6% et 72% en 2017.

Mais Georg Schuh, directeur des investissements de Deutsche Bank AM pour la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, met d’abord en avant l’évolution du contexte politique, aux Etats-Unis avec la perspective de la réforme fiscale, “premier succès” de Donald Trump, et en zone euro après les élections allemandes du 24 septembre dernier.

“La situation dans la zone euro est stabilisée mais reste compliquée”, résume-t-il en soulignant le risque de voir Angela Merkel contrainte de former un gouvernement ne disposant que d’une courte majorité, voire minoritaire.

“Si Mme Merkel doit s’occuper de politique intérieure, il n’y aura pas de réformes dans l’Union européenne et la zone euro, donc la BCE sera l’institution qui garantira la stabilité de la zone euro”, explique-t-il. “Etant donné la faiblesse du gouvernement allemand, la BCE, (Mario) Draghi, a une sorte de carte blanche pour continuer sa politique extrêmement expansionniste.”

La poursuite de l’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) est également assurée pour la Banque du Japon (BoJ), poursuit Georg Schuh, ce qui contribue à écarter le risque d’une forte correction du marché obligataire.

“L’augmentation des bilans des banques centrales n’est pas terminée. Le ‘peak QE’ est attendu pour la fin de l’année prochaine, peut-être même début 2019”, explique-t-il. “La monnaie créée au Japon et dans la zone euro doit aller quelque part. La BoJ et la BCE produisent une demande additionnelle de bons du Trésor américain.”

Deutsche Bank AM table sur trois hausses de la Fed l’an prochain, ainsi que sur une remontée du rendement à dix ans américain entre 2,6% et 2,8%, contre un peu plus de 2,3% actuellement.

Marc Angrand, édité par Marc Joanny

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