November 28, 2017 / 7:01 AM / 10 months ago

Kashkari (Fed) réservé sur une hausse de taux

28 novembre (Reuters) - Neel Kashkari, président de l’antenne de Minneapolis de la Réserve fédérale, a laissé entendre lundi qu’il pourrait à nouveau s’opposer à une hausse de taux lors de la réunion monétaire du mois prochain.

Kashkari, membre votant du comité de politique monétaire (Fomc) de la Fed, avait voté contre les deux hausses de taux décidées cette année par la banque centrale et il ne voit pas davantage la nécessité de les augmenter encore en décembre, comme s’y attendent les marchés.

“Compte tenu de la faiblesse de l’inflation, je ne vois pas de raison de donner un coup de frein à l’économie”, a-t-il dit lors d’un discours prononcé à l’Université Winona du Minnesota et diffusé sur le site web de la Fed de Minneapolis.

“Ma perspective à moi c’est, laissons le marché du travail continuer de se renforcer, que d’autres Américains puissent retrouver du travail, laissons les salaires augmenter puis à ce moment là si l’inflation revient vers notre objectif de 2% on pourra alors appuyer sur le frein”, a-t-il dit. “Je ne vois aucune raison d’appuyer sur le frein quand l’inflation reste aussi basse.”

L’inflation aux Etats-Unis est depuis cinq ans inférieure à l’objectif de 2% de la Fed mais cela n’empêche pas d’autres membres du Fomc de soutenir le principe d’une nouvelle hausse de taux pour empêcher en particulier une surchauffe du marché du travail.

Le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, lui aussi membre votant du Fomc, a ainsi estimé lundi qu’une hausse de taux serait appropriée “dans un avenir proche”.

Le président de la Fed de New York, William Dudley, a de même estimé que la faiblesse de l’inflation était pas problématique et a redit sa conviction qu’elle finirait par augmenter avec la hausse des salaires, elle-même conséquence du plein emploi.

“Je ne suis pas particulièrement préoccupé par le fait que l’inflation soit un peu en deçà de l’objectif”, a-t-il dit lors d’un forum organisé lundi par l’Université de Californie (Berkeley).

Interrogé sur la politique de l’administration Trump, il a estimé que l’économie américaine “n’avait vraiment pas besoin de baisses d’impôts” et a ajouté que les Etats-Unis n’auraient “rien à gagner” avec l’établissement de barrières douanières. (Ann Saphir, Véronique Tison pour le service français)

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