November 24, 2017 / 5:34 PM / 9 months ago

LEAD 1-France-Quasi-stabilité du nombre de demandeurs d'emploi en octobre

 (Actualisé avec graphique, détails supplémentaires §8-13)
    PARIS, 24 novembre (Reuters) - Le nombre de demandeurs
d'emploi s'est stabilisé en octobre en France métropolitaine,
après sa baisse record de septembre, selon les chiffres publiés
vendredi par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui
diffuseront ces données trimestriellement à compter de 2018.   
    Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en
catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,2% le mois
dernier pour s'établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu'à fin
septembre.  
    En septembre, il avait reculé de 1,8%, diminuant de 64.800
sur le mois, soit sa plus forte baisse depuis le début de cette
série statistique en 1996.
        
    
    En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une
activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle emploi reste
stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à
5.616.000 (5.923.200 en incluant les départements d'Outre-mer,
également stable sur un mois).  
    Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A progresse
de 0,2% tandis que le total des inscrits dans les catégories A,
B et C augmente de 2,8%.
    Au total, depuis le début de l'année, le nombre de
demandeurs d'emploi s'inscrit en hausse de 16.500 pour la seule
catégorie A mais progresse de 152.200 en prenant également en
considération les catégories B et C. 
    Cette progression du nombre d'inscrits dans les trois
catégories ABC depuis le début de l'année - qui efface la baisse
enregistrée sur l'ensemble de l'année 2016 - s'inscrit en
parallèle d'un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non
disponibles et donc non tenus de chercher un emploi. 
    En octobre, les effectifs de la catégorie D (sans emploi
pour cause de formation ou de maladie par exemple), notamment
été alimentés jusqu'à la mi-année par le plan de formations
supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du
quinquennat de François Hollande, refluent de 0,7% sur un mois
et chutent de 17,3% sur un an. 
    
    VASES COMMUNICANTS 
    La catégorie E (en emploi, par exemple création d'entreprise
ou contrat aidé) pourrait également avoir contribué à ce jeu de
vases communicants vers les catégories ABC, du fait de la
réduction du nombre d'emplois aidés au second semestre. 
    Le nombre d'inscrits dans cette catégorie recule de 2,6% sur
un mois et de 6,8% sur un an. 
    Depuis le début de l'année, plus de 87.000 personnes sont
sorties de ces deux catégories.     
    Dans la seule catégorie A, toutes les catégories d'âge ont
connu de légères progressions, non significatives, de leurs
effectifs le mois dernier, qu'il s'agisse des jeunes (+0,4%),
des 25-49 ans (+0,1%), ou des seniors (+0,5%). 
    Sur un an, le total des jeunes chômeurs s'inscrit en baisse
de 4,1%, celui des 25-49 ans stagne (-0,2%), tandis que celui
des seniors progresse de 3,3%. 
    Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle
emploi, considérés comme des chômeurs de longue durée, s'inscrit
en hausse de 0,7% en mois, à 2.506.000 et progresse de 3,5% par
rapport à octobre 2016. 
    Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en
hausse de 0,3 point, à 45,1%.         
    L'évolution en dents de scie du nombre de demandeurs
d'emploi a conduit la Dares et Pôle emploi à opter pour une
publication trimestrielle de ces chiffres à compter de 2018,
pour éviter que l'accent ne soit trop mis "sur des évolutions
mensuelles qui sont du bruit plus que de l'information". 

    Ce changement, qui a été engagé bien avant le changement de
gouvernement, fait écho au choix de la ministre du Travail
Muriel Pénicaud de ne pas commenter cet indicateur, trop volatil
et peu révélateur de l'évolution du marché du travail selon
elle.
    Elle préfère s'exprimer lors de points trimestriels sur la
situation du marché du travail dans son ensemble - les
"Rendez-vous de Grenelle" - dont le prochain est prévu en
décembre.
    Le taux de chômage calculé par l'Insee selon les critères du
Bureau international du travail (BIT) et permettant les
comparaisons internationales, qui était orienté à la baisse
depuis le printemps 2015, est reparti en hausse au troisième
trimestre.
    Sur la période juillet-septembre, il s'est établi à 9,4% de
la population active en France métropolitaine et à 9,% en
incluant les départements d'Outre-mer (hors
Mayotte).  
    Le gouvernement compte ramener le taux de chômage à 7% en
2022, notamment sous l'effet de l'assouplissement du droit du
travail ou encore des réformes prévues de l'apprentissage, de la
formation professionnelle et de l'assurance chômage.

         
    Statistiques détaillées sur le site de la Dares:  
    bit.ly/2B7e7KI
            
 Le point sur la conjoncture française                   
 
    
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)
  
0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below