November 23, 2017 / 1:02 PM / a year ago

Vif débat au sein de la BCE sur l'avenir des rachats d'actifs

FRANCFORT, 23 novembre (Reuters) - Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont été globalement d’accord le mois dernier pour prolonger les rachats d’actifs de la BCE mais la décision de ne pas fixer d’échéance pour la fin de ce programme d’assouplissement quantitatif (QE) a fait l’objet d’un intense débat, montre jeudi le compte-rendu de leur réunion du 26 octobre.

Confronté à une accélération de la croissance mais à une inflation toujours anémique en zone euro, le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé le mois dernier de réduire de moitié à partir de janvier le montant mensuel de ses rachats d’actifs, à 30 milliards d’euros, tout en prolongeant ce programme jusqu’en septembre.

Si cette initiative a globalement fait consensus, les responsables de la BCE ont aussi exploré diverses pistes alternatives et ils étaient loin d’être unanimes à vouloir maintenir un caractère illimité à ce programme.

“La fixation d’une date de fin a été vue (par quelques-uns) comme étant bien justifiée en prévision de progrès supplémentaires vers un ajustement durable de la trajectoire d’inflation sur la base de la dynamique de croissance meilleure que prévu, d’une diminution des risques et d’une poursuite des conditions favorables de financement pour l’économie réelle”, est-il écrit dans ce compte-rendu.

Pour ces voix dissonantes, la réaction des marchés serait limitée si la BCE adoptait une date ferme d’arrêt du QE, quand bien même ils ne l’auraient pas anticipée, et, dans tous les cas, l’économie serait capable d’absorber un durcissement des conditions de financement étant donné sa trajectoire de croissance.

Signe supplémentaire de ces divergences, certains responsables ont jugé que la BCE devrait cesser de lier ses rachats d’actifs à la trajectoire d’inflation et devrait au contraire faire référence à sa position globale de politique monétaire.

Ce compte-rendu donne à penser qu’une nouvelle prolongation des rachats d’actifs au-delà de septembre risque de se heurter à une forte opposition même si l’inflation n’atteint pas l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2%. (Balazs Koranyi; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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