November 21, 2017 / 10:12 AM / a year ago

BOURSE-Altice dans le rouge à nouveau, BAML dégrade à "neutre"

PARIS, 21 novembre (Reuters) - Altice recule à nouveau mardi à la Bourse d’Amsterdam pour toucher un nouveau plus bas de trois ans et demi, alors que la maison mère de SFR peine à rassurer les investisseurs sur sa situation financière.

Les analystes de Bank of America Merrill Lynch (BAML) ont abaissé leur recommandation sur la valeur à “neutre” contre “acheter”, jugeant que le parcours boursier d’Altice restait incertain en dépit du plongeon de près de 50% accusé par le groupe depuis la publication début novembre de ses résultats trimestriels.

A 11h10, l’action Altice perd 4,32% à 8,153 euros, après avoir touché, à 7,91 euros, son plus bas niveau depuis début avril 2014.

La valeur avait rebondi de 5,2% lundi à la faveur de déclarations du groupe fondé et dirigé par Patrick Drahi excluant un appel au marché. Altice, qui est endetté à hauteur de 49,6 milliards d’euros, a également promis des cessions d’actifs dans le courant du premier semestre 2018.

Le groupe a aussi procédé à une vaste réorganisation marquée par l’éviction de son directeur général Michel Combes.

“Bien que les mesures prises soient de nature à rassurer les détenteurs de dette, nous pensons que le thème d’investissement en Bourse est plus nuancé”, expliquent les analystes de BAML.

Tout en soulignant le potentiel à long terme en matière de mise en oeuvre de la stratégie, de monétisation des contenus et de consolidation domestique, ils notent un soutien incertain lié à la valorisation en raison de l’abaissement de leurs prévisions et évoquent une reprise largement dépendante du contexte concurrentiel.

Les analystes rappellent qu’Altice a revu à la baisse, le 15 novembre, ses prévisions pour SFR, qui ne devrait pas renouer avec la croissance de son chiffre d’affaires avant 2019.

Cela les a conduit à réduire de 10% leur prévision d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour SFR en 2018-2019. Ils ont aussi réduit leur valeur d’entreprise pour l’opérateur télécoms à 20,4 milliards contre 29,3 milliards d’euros.

“Il faut s’intéresser aux obligations mais il faudra du temps pour redonner de l’intérêt au dossier du point de vue boursier”, concluent les analystes de la banque américaine.

Blandine Hénault, édité par Marc Angrand

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