November 9, 2017 / 2:18 PM / 6 months ago

France-Castaner veut préserver la "voix singulière" de LREM

* Profession de foi avant le Conseil national du 18/11

* Le porte-parole du gouvernement veut “réinventer” LREM

* Quatre listes pour le bureau exécutif

PARIS, 9 novembre (Reuters) - Unique candidat au poste de délégué général de La République en marche (LREM), Christophe Castaner affirme dans une profession de foi publiée jeudi son voeu de “réinventer” le parti dont il entend “préserver la voix singulière” face au pouvoir.

Le conseil d’administration de LREM a validé la candidature de l’actuel secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, qui doit être adoubé à la tête du parti créé par Emmanuel Macron par un vote à main levée lors d’un Conseil national le 18 novembre à Lyon (Rhône).

“Fidèles à l’ADN d’En Marche, il nous revient à présent de réinventer notre mouvement politique. C’est pour conduire avec vous cette mission essentielle que je suis aujourd’hui candidat”, écrit Christophe Castaner dans un texte publié sur le site de LREM (www.en-marche.fr)

Seule personnalité en lice, Christophe Castaner évoque l’importance “d’accompagner les transformations conduites par le gouvernement et nos parlementaires, tout en préservant la voix singulière de notre mouvement qui sera indispensable à la réussite du quinquennat” entamé il y a six mois.

Agé de 51 ans, dont une trentaine passée au Parti socialiste, Christophe Castaner a rejoint au printemps dernier Emmanuel Macron, qui l’a fait sortir de l’anonymat en le nommant dans l’équipe d’Edouard Philippe.

CHOIX PILOTÉ À L’ELYSÉE

L’une des inconnues est désormais de savoir si le député des Alpes-de-Haute-Provence conservera un poste au gouvernement malgré ses nouvelles fonctions de chef de parti, ce qui n’est pas l’usage en France.

Le choix, piloté à l’Elysée, de Christophe Castaner pour diriger le parti né en avril 2016 - fort de quelque 380.000 adhérents ajourd’hui - a fait grincer quelques dents au sein de LREM et suscité l’ironie de l’opposition.

“Donc le nouveau monde de #Macron, c’est choisir seul dans son bureau élyséen”, écrivait ainsi sur Twitter le député socialiste Luc Carvounas à l’annonce de la désignation du porte-parole, préféré à d’autres dirigeants potentiels comme les secrétaires d’Etat Benjamin Griveaux et Julien Denormandie.

“On devrait se réjouir d’avoir un candidat plutôt que de se poser la question de sa légitimité”, a déclaré ce dernier sur BFMTV, prenant pour contre-exemple les débats en cours au Parti socialiste, où un congrès est prévu début 2018, et chez les Républicains, qui se choisiront un chef en décembre.

Le président de l’Assemblée nationale, François De Rugy, lui a fait écho jeudi sur franceinfo, estimant qu’”il n’y a pas de raison de créer des clivages artificiels” au sein d’un mouvement “assez cohérent et uni autour d’un projet qui est celui du président de la République”.

En dehors de la candidature de Christophe Castaner, quatre listes de 20 membres s’affrontent pour le bureau exécutif : “En Marche Citoyen”, “En Marche pour la Vie”, “Territoires, en Marche !” et “En Marche #AvecCasta”.

Soutien du candidat unique, cette dernière liste compte en son sein des poids lourds du mouvement comme les deux présidents des groupes LREM à l’Assemblée nationale et au Sénat, Richard Ferrand et François Patriat.

Voir aussi :

PORTRAIT-Castaner, soutien clé de Macron issu du PS, dirigera LREM (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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