November 1, 2017 / 2:29 PM / 8 months ago

Enquête en Grande-Bretagne sur un des financiers du camp du Brexit

LONDRES, 1er novembre (Reuters) - La commission électorale britannique a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur l’homme d’affaires Arron Banks, cherchant à déterminer si ce partisan du Brexit a enfreint les règles sur le financement électoral lors de la campagne en vue du référendum du 23 juin 2016.

La Commission précise qu’elle veut notamment s’assurer que le multimillionnaire, qui a fait fortune dans le secteur de l’assurance, était bien à l’origine de prêts enregistrés à son nom.

“Les doutes sur la légitimité du financement des militants impliqués dans le référendum menacent de porter atteinte à la confiance des électeurs”, a expliqué Bob Posner, directeur chargé du financement politique à la commission.

“Il est par conséquent dans l’intérêt général que la Commission électorale cherche à établir si des équipes de campagne ont bénéficié ou non de donations interdites et si d’autres délits se sont produits”, a-t-il ajouté.

Arron Banks a largement contribué à la création et au financement du mouvement Leave.EU, qui n’a pas mené la campagne officielle des partisans d’une sortie de l’UE mais a joué un rôle de premier plan dans la mobilisation des électeurs favorables au Brexit.

“Mon Dieu, je suis terrifié”, a-t-il réagi ironiquement sur Twitter à l’annonce de l’ouverture de l’enquête le visant.

Dans un communiqué publié dans la journée, il a réfuté les spéculations sur un éventuel financement russe de la campagne des “Brexiters”. “Les allégations relatives à un financement du Brexit par les Russes sont de pures conneries (‘complete bollocks’)”, écrit-il.

L’enquête qui le vise, ajoute-t-il, est une manoeuvre des élites favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’UE qui n’acceptent pas le verdict des urnes et “tentent une fois de plus de discréditer le résultat” du référendum.

Devant le Parlement, la Première ministre britannique, Theresa May, qui avait fait campagne pour le maintien dans l’UE et a accédé à la tête du gouvernement en juillet 2016, a déclaré au Parlement qu’elle prenait “très au sérieux” les accusations d’ingérence russe ou de “tentatives russes d’intervention dans les processus électoraux ou démocratiques dans n’importe quel pays”. (Kate Holton avec Guy Faulconbridge et William James; Henri-Pierre André pour le service français)

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