12 juillet 2017 / 10:06 / il y a 4 mois

CORR-France-Le gouvernement vise 0,5% de déficit public en 2022

(Bien lire 2,7% en 2018 au 2e paragraphe_)

PARIS, 12 juillet (Reuters) - Le gouvernement français s‘est fixé pour objectif de ramener le déficit public à 0,5% du PIB à l‘horizon 2022, pour la fin du quinquennat, selon des documents remis aux parlementaires pour le débat d‘orientation budgétaire.

Comme l‘a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe dans une interview publiée mercredi par Les Echos, le déficit reviendrait de 3,4% de la richesse nationale en 2016 à 3,0% cette année, puis 2,7% l‘an prochain, au prix d‘un important effort d‘économies qui permettra à la France de tenir ses engagements et de sortir de la procédure européenne de déficits excessifs.

La transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges, qui a été repoussée à 2019, aura un impact de près d‘un point sur le solde des finances publiques, ce qui fait que la trajectoire du déficit remonterait à 2,9% du PIB cette année-là.

La baisse reprendrait son cours en 2020 (1,5%) et s‘accentuerait à 0,9% en 2021 et 0,5% en 2022.

Mais là où le gouvernement précédent visait un déficit structurel (hors effets de la conjoncture) ramené à zéro en 2019, il s‘élèverait encore à 1,8% à cette échéance et reviendrait à 1,1% en 2022.

S‘agissant de la croissance du PIB, le gouvernement table sur 1,6% cette année, se calant sur les dernières prévisions de l‘Insee. Elle accélérerait très légèrement ensuite à 1,7% en 2018 et se stabiliserait à ce niveau entre 2019 et 2021 avant de passer à 1,8% en 2022.

L‘inflation s‘établirait à 1,1% cette année avant de revenir à 1,0% l‘an prochain puis de remonter à 1,75% sur 2021 et 2022, sa moyenne sur le quinquennat s‘établissant à 1,4%.

S‘agissant de la dette publique, elle culminerait à 97,5% du PIB en 2019 (après 97% en 2017 et 2018) avant de diminuer franchement pour s‘inscrire à 92% en fin de quinquennat.

Le taux des dépenses publiques rapporté au PIB passerait de 44,6% en 2017 à 43,5% en 2022 et celui des prélèvements obligatoires baisserait sur la même période de 44,6% à 43,5%, avec un plus bas à 43,1% en 2019, l‘année où les entreprises bénéficieront du double effet du CICE et de sa transformation en baisse de charges pour un montant total de 20 milliards d‘euros. (Yann Le Guernigou, avec Emile Picy, édité par Sophie Louet)

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