7 juillet 2017 / 07:46 / dans 5 mois

BOURSE-Carrefour baisse, inquiétudes sur les marges

PARIS, 7 juillet (Reuters) - Carrefour accuse la plus forte baisse du CAC 40 vendredi matin à la Bourse de Paris au lendemain de la publication de son chiffre d‘affaires trimestriel, les analystes soulignant que la croissance solide des derniers mois a été assurée par une politique de prix et de promotions préjudiciable aux marges.

Le titre du groupe de grande distribution perd 3,18% à 21,60 euros à 09h40 alors que le CAC abandonne 0,27%.

Au même moment, l‘indice Stoxx européen du secteur de la distribution recule de 0,46%.

Carrefour a fait état jeudi soir d‘une croissance organique de 2,8% au deuxième trimestre après 1,6% sur les trois premiers mois de l‘année, période durant laquelle les ventes de ses hypermarchés français ont enregistré leur première progression depuis le troisième trimestre 2015.

Le chiffre d‘affaires global du groupe sur avril-juin a ainsi atteint 21,76 milliards d‘euros, soit une hausse de 6,1% en données publiées, dépassant les 21,5 milliards attendus.

Le groupe a confirmé sa prévision d‘une croissance organique de 3% à 5% sur l‘ensemble de l‘année mais s‘est refusé à tout commentaire sur le résultat opérationnel courant, renvoyant à la publication des résultats semestriels, le 30 août.

Deutsche Bank, évoquant une période “douloureuse” à court terme, a réduit ses estimations de bénéfice par action de 5% pour 2017 et de 3% pour 2018 pour intégrer l‘impact des investissements dans les prix et les promotions.

“Nous estimons que ces investissement vont dans la bonne direction et sont nécessaires pour limiter les pertes de parts de marché au profit de Leclerc, mais la baisse des estimations et l‘incertitude liée aux pressions sur les marges vont probablement peser sur le cours de l‘action à court terme”, explique la banque allemande.

De son côté, Jefferies dit s‘attendre à ce que le consensus de résultat opérationnel (Ebit) 2017, d‘environ 2,5 milliards d‘euros actuellement, soit ramené à 2,4 milliards.

Les analystes de Barclays tablent quant à eux sur 2,42 milliards et ceux de Goldman Sachs sur 2,44 milliards.

Jefferies reste toutefois à l‘achat sur la valeur, jugeant que “l‘inflexion positive” de la situation économique en France est susceptible “à la fois de favoriser une reprise de la demande et d‘atténuer les pressions concurrentielles continues et fortes observées depuis trois ans”.

Marc Angrand, édité par Pascale Denis

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