5 juillet 2017 / 14:53 / dans 5 mois

France-Le Maire demande la levée du blocus par des salariés de GM&S

PARIS, 5 juillet (Reuters) - Le gouvernement français a demandé mercredi la levée du blocage du site de PSA de Sept-Fons (Allier) par les salariés de l‘équipementier GM&S pour éviter un échec des négociations sur la reprise du site creusois, en liquidation judiciaire.

Les salariés de GM&S, situé à La Souterraine (Creuse) occupent depuis mercredi matin le site de construction de PSA de Sept-Fons pour réclamer des conditions plus avantageuses de reprise de leur usine.

“Je souhaite maintenant que nous allions au bout du processus”, a déclaré le ministre de l‘Economie, Bruno Le Maire, lors des questions d‘actualité au gouvernement à l‘Assemblée nationale. “Ça suppose que les salariés qui, aujourd‘hui, bloquent les sites de production de Peugeot, lèvent immédiatement les blocages”.

“Il n‘y aura aucune solution dans la menace, dans les blocages des sites de Peugeot”, a-t-il ajouté, en réponse à une question du nouveau député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, agriculteur élu sous l‘étiquette La République en marche.

L‘usine GM&S, qui est en liquidation judiciaire depuis le 30 juin, fait l‘objet d‘une offre de la part de l‘équipementier GMD qui propose de reprendre 120 salariés sur 277.

“Les pouvoirs publics font le maximum pour garantir la pérennité du site”, a dit Bruno Le Maire. “Nous avons obtenu 22 millions d‘euros de commandes supplémentaires de la part de Renault et de Peugeot pour le site de La Souterraine. Ce n‘est pas rien.” Mais pour le ministre, cela “suppose que Peugeot confirme son engagement d‘investir sur le site, que Renault confirme son engagement de cinq millions d‘investissements sur le site”. Le groupe GMD demande un investissement de 10 millions d‘euros comme condition de la reprise. Renault a confirmé qu‘il fournirait la moitié et PSA, quatre millions d‘euros. Un million d‘euros manque donc à l‘appel.

Dans un communiqué publié mercredi, les salariés de GM&S assurent qu‘ils ne quitteront pas le site de Sept-Fons tant qu‘ils n‘obtiendront pas gain de cause. Ils réclament une hausse des commandes de la part de PSA ainsi que la participation de ce dernier au plan social pour les salariés exclus de la reprise.

“Nous ne sommes ni des voyous, ni des casseurs, nous l’avons prouvé lors de ces derniers mois”, peut-on lire dans le document. “Nous resterons sur le site afin que ces points soient élucidés clairement et par écrit”.

Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer sur l‘offre de reprise le 17 juillet prochain. (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)

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