5 juillet 2017 / 12:58 / il y a 2 mois

Les hôteliers saluent l'enregistrement d'Airbnb demandé à Paris

PARIS, 5 juillet (Reuters) - Les hôteliers français se sont félicités mercredi de l'adoption par la ville de Paris d'une procédure obligeant toute location meublée de courte durée à faire l'objet d'un enregistrement préalable, une procédure visant à mieux réguler le développement de l'offre des plates-formes, Airbnb en tête.

"En cinq ans, le marché locatif traditionnel parisien a perdu au moins 20.000 logements (...) et ce phénomène provoque à la fois une diminution de l'offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements", plaide la ville de Paris dans un communiqué publié sur son site internet.

Tout loueur devra obligatoirement, à compter du 1er décembre 2017, faire figurer son numéro d'enregistrement sur son annonce, un dispositif qui "contribuera à mettre fin à l'opacité des offres sur les plates-formes".

Cette mesure devrait aussi permettre, selon les hôteliers, le respect de la réglementation fixant à 120 jours par an au maximum la durée de location d'une résidence principale ou celui des obligations fiscales des loueurs.

"Face à l'industrialisation du phénomène de location via des plates-formes, qui favorise la spéculation immobilière et vide certains quartiers de ses habitants, une première pierre est posée dans l'élaboration d'un dispositif de contrôle et de régulation", indique l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (UMIH), principale fédération du secteur.

Paris, comme de nombreuses grandes villes touristiques, multiplie les initiatives pour encadrer l'essor de ces locations qui peuvent aussi provoquer des incidents de voisinage.

Environ 78.000 meublés de tourisme sont proposés à la location dans la capitale, sur un total estimé en France entre 250.000 et 300.000.

Les hôteliers soulignent cependant que cette mesure, pour être efficace, devra s'accompagner de sanctions en cas de non respect de la nouvelle règle.

"La possibilité donnée aux mairies de contrôler les loueurs n'est pas suffisante s'il n'y a pas de moyen coercitif", relève le Syndicat national des hôtels restaurants cafetiers traiteurs. (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)

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