7 juillet 2017 / 09:06 / il y a 2 mois

GB/Indicateurs-Le déficit budgétaire a augmenté de 43% en juin

LONDRES, 20 juillet (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* L‘INFLATION A PESÉ SUR LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE

21 juillet - Le déficit budgétaire a été plus élevé que prévu en juin, la hausse de l‘inflation ayant gonflé les intérêts versés sur la dette.

Ce déficit a atteint 6,854 milliards de livres, en hausse de 43% sur juin 2016, a annoncé l‘Office national de la statistique ONS vendredi, dont les chiffres font abstraction des banques contrôlées par l‘Etat.

Le consensus Reuters donnait un déficit de 4,8 milliards de livres.

Sur la période avril-juin, le premier trimestre de l‘exercice budgétaire, le déficit a augmenté de 8,9% par rapport à la période correspondante de 2016, à 22,8 milliards de livres.

Le service de la dette a augmenté de 33% en juin, à 4,9 milliards de livres, un montant sans précédent pour ce mois-là depuis 2011.

Le déficit avait atteint 10% environ du PIB en 2010, à la suite de la crise financière internationale. Depuis lors, il a été régulièrement réduit et ramené à 2,4% du PIB sur l‘exercice 2016-2017 clos en mars, le plus faible depuis la crise.

Mais il devrait remonter à 2,9% du PIB cette année car il y aura moins d‘éléments ponctuels que l‘exercice précédent pour l‘atténuer.

Tableau:

* HAUSSE DE 0,6% DES VENTES AU DÉTAIL EN JUIN

20 juillet - Les ventes au détail ont progressé nettement plus que prévu en juin, favorisées par une météo clémente, ce qui suggère que l‘économie britannique pourrait retrouver de son élan.

Elles ont progressé de 0,6% le mois dernier, montrent les données publiées jeudi, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 0,4,% selon leur prévision médiane. Elles affichaient un repli de 1,1% en mai.

Sur les trois mois à fin juin, elles ont augmenté de 1,5%, à comparer avec une baisse de 1,4% au premier trimestre.

“Un mois de juin particulièrement chaud semble avoir favorisé de fortes ventes dans l‘habillement, qui ont compensé la baisse des achats alimentaires et de carburants”, a indiqué Kate Davis, de l‘ONS (Office national de la statistique).

En rythme annuel, les ventes au détail en juin ressortent en hausse de 2,9%, là encore supérieures aux attentes.

Les ventes au détail du mois dernier devraient avoir contribué à hauteur de 0,09 point de pourcentage à la croissance de l‘économie britannique au deuxième trimestre.

De nombreux économistes estiment que la croissance du PIB devrait marquer le pas cette année en raison de la faiblesse de la consommation des ménages. La Banque d‘Angleterre table elle sur les exportations et les investissements des entreprises pour compenser ce facteur.

Tableau

* RALENTISSEMENT SURPRISE DE L‘INFLATION EN JUIN

18 juillet - L‘inflation britannique a ralenti en juin de manière inattendue pour la première fois depuis octobre dernier, accentuant la probabilité d‘un statu quo de la Banque d‘Angleterre en août.

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,6% annuels, a annoncé mardi l‘Office national de la statistique (ONS), après un pic de près de quatre ans de 2,9% en mai.

Les économistes s‘attendaient à ce que le taux d‘inflation reste inchangé.

La livre accentue ses pertes face au dollar et le rendement des obligations d‘Etat à 10 ans perd 3,8 points de base à 1,23%.

Le Footsie de son côté se retourne à la hausse.

Cependant, de nombreux économistes disent s‘attendre à ce que l‘inflation reparte rapidement, ce qui constitue une pression supplémentaire pour des ménages dont le pouvoir d‘achat est déjà amputé par une croissance atone des salaires.

Le taux d‘inflation de la Grande-Bretagne a fortement augmenté à la suite du vote, le 23 juin 2016, en faveur d‘une sortie du pays de l‘Union européenne, qui a entraîné une dépréciation de la livre et renchéri le coût des importations.

Tableau:

LEAD 1:

* PLUS FAIBLE HAUSSE DES SALAIRES RÉELS DEPUIS NOVEMBRE 2004

12 juillet - Le taux de chômage a été ramené à 4,5% sur la période mars à mai, au plus bas depuis 1975, alors que les analyses attendaient un chiffre de 4,6%, mais la hausse des salaires réels a été inférieure à l‘inflation.

Ces chiffres pourraient inciter la Banque d‘Angleterre à réfléchir à deux fois avant de relever ses taux.

Les rémunérations, primes et bonus inclus, ont augmenté comme prévu de 1,8% en rythme annuel en mars-mai, plus faible hausse depuis novembre 2014, contre 2,1% en février-avril. Les économistes attendaient une hausse des rémunérations de 1,8%.

En données ajustées de l‘inflation, les rémunérations sont en baisse de 0,7%, leur plus fort repli sur trois mois depuis la mi-2014.

En dépit de la faible hausse des salaires, la livre sterling est remontée sur le chiffre meilleur que prévu du taux de chômage.

Tableau:

* LA PRODUCTION MANUFACTURIÈRE RECULE DE 0,2% EN MAI

7 juillet - La production manufacturière britannique a baissé de manière inattendue en mai, pénalisée par un recul de la production automobile, un repli qui renforce les interrogations sur la croissance économique de la Grande-Bretagne au deuxième trimestre.

Selon l‘institut national de la statistique (ONS), la production manufacturière a baissé de 0,2% en mai, effaçant la hausse du mois d‘avril.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une progression de 0,5%.

Le secteur industriel, plus large, a également accusé une baisse de 0,1% en mai après une hausse de 0,2% en avril, un chiffre là encore inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,4%.

La production automobile a chuté de 4,4% en mai, son plus fort repli depuis février 2016.

La croissance de l‘économie britannique a fortement ralenti au premier trimestre en raison de la hausse de l‘inflation dans la foulée du “Brexit”, évolution qui a affecté les dépenses des ménages.

Tableau

* DÉFICIT COMMERCIAL DE 11,863 MILLIARDS DE LIVRES EN MAI

7 juillet - Le déficit commercial marchand de la Grande-Bretagne s‘est creusé plus que prévu en mai à 11,863 milliards de livres (13,73 milliards d‘euros), selon des données publiées vendredi par l‘ONS, l‘institut national de la statistique britannique.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un déficit de 10,8 milliards de livres en mai.

Sur les trois mois à mai, le volume des biens exportés ressort cependant en hausse de 3,8%, contre +2,8% pour les biens importés.

Les économistes doutent cependant que cette amélioration se confirme dans les mois à venir.

Les commandes à l‘exportation ont progressé à leur rythme le plus lent depuis cinq mois, selon une enquête Markit/CIPS publiée lundi.

L‘ONS a également publié des chiffres pour le secteur de la construction, dont l‘activité a baissé de 1,2% en mai par rapport à avril et de 0,3% sur un an. Le consensus Reuters prévoyait une croissance de 0,7% sur le mois et une hausse de 1,1% sur un an.

Tableau

Les indicateurs britanniques en temps réel

Les indicateurs publiés en juin (Service économique)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below