18 juin 2017 / 08:17 / il y a 5 mois

Davis balaie les doutes: "Nous allons quitter l'Union européenne"

LONDRES, 18 juin (Reuters) - David Davis, ministre britannique chargé du Brexit, a affirmé dimanche matin qu‘il n‘était pas question de douter de l‘issue des négociations qui vont s‘ouvrir ce lundi entre le Royaume-Uni et l‘UE.

“Au moment où je me dirige vers Bruxelles pour ouvrir les discussions officielles sur la sortie de l‘UE, il ne doit pas y avoir le moindre doute: nous allons quitter l‘Union européenne et mettre en oeuvre le résultat du référendum historique (ndlr, du 23 juin 2016)”, écrit-il dans un communiqué.

“Partir nous donne l‘occasion de doter le Royaume-Uni d‘un nouvel avenir brillant, un avenir dans lequel nous serons libres de contrôler nos frontières, d‘adopter nos propres lois et de faire ce que font les pays souverains”, poursuit-il.

Son communiqué est une réponse aux déclarations émanant ces derniers jours du président français Emmanuel Macron ou du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui ont souligné, après l‘échec de Theresa May aux élections législatives du 8 juin, que la porte de l‘UE restait ouverte au Royaume-Uni.

Sur la négociation en elle-même, David Davis, qui fut un fervent avocat du Brexit lors de la campagne référendaire de l‘an dernier, dit qu‘il aborde ces discussions d‘une “manière constructive” tout en sachant qu‘elles seront “parfois difficiles”.

“Nous ne tournons pas le dos à l‘Europe”, ajoute-t-il. “Il est vital que l‘accord que nous conclurons permette tant au Royaume-Uni qu‘à l‘UE de prospérer dans le cadre du nouveau partenariat profond et spécial que nous voulons avec nos alliés et amis les plus proches.”

Davis devrait être porteur d‘une proposition autorisant les trois millions d‘Européens vivant en Grande-Bretagne à conserver des droits inchangés une fois le divorce acté, rapportait cette semaine le Financial Times.

En contrepartie, le Royaume-Uni attend de la réciprocité pour ceux de ses propres ressortissants qui étaient établis dans des pays de l‘Union européenne avant le 29 mars, date à laquelle Theresa May a activé l‘article 50 du traité européen qui a formellement enclenché la procédure de divorce.

Mais Londres entend aussi négocier de concert les modalités du divorce et les nouvelles relations qui prendront la suite.

Elizabeth Piper; Henri-Pierre André pour le service français

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