15 juin 2017 / 13:57 / dans 6 mois

Zone euro-Le MES a accompli sa tâche mais peut s'améliorer-étude

par Jan Strupczewski

LUXEMBOURG, 15 juin (Reuters) - Le fonds de sauvetage de la zone euro a accompli sa principale tâche qui est de préserver la stabilité financière mais ses opérations peuvent être améliorées, lit-on dans un rapport indépendant publié jeudi.

Ce rapport, qui établit une première évaluation du fonctionnement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES), a été demandé l‘an dernier par Jeroen Dijsselbloem, le président de l‘Eurogroupe, l‘instance des ministres des Finances de la zone euro.

“Le FESF/MES a exécuté son mandat de préservation de la stabilité financière de la zone et de ses membres, avec le soutien d‘autres mesures de crise”, lit-on dans le rapport.

Les rédacteurs jaugent les aides dont ont bénéficié la Grèce, l‘Irlande, le Portugal, l‘Espagne et Chypre depuis la crise de la dette souveraine de 2010 et estiment que ces pays ont réclamé du secours trop tard, rendant leur renflouement plus onéreux et provoquant une propagation des difficultés d‘un pays à l‘autre.

“On aurait pu solliciter les programmes plus tôt”, écrivent les rédacteurs. “Le MES doit prévenir tout délai de sollicitation des programmes lorsque les problèmes ne peuvent pas être résolus efficacement au niveau national”.

Le rapport, examiné par l‘Eurogroupe lors de l‘assemblée générale annuelle du MES, dit aussi que les programmes de renflouement doivent plus nettement différencier les objectifs de court terme des objectifs de long terme et s‘attacher en priorité à rétablir l‘accès au marché plutôt qu‘à la définition d‘un ensemble de réformes jugées a priori utiles à l‘économie. “Les programmes ont comporté des mesures qui n‘étaient pas toujours primordiales pour traiter les causes de l‘accès perdu au marché”, expliquent les rédacteurs, observant que certaines réformes ne pouvaient être achevées dans le délai de trois ans d‘un plan de renflouement et que passé ce délai, la volonté réformiste s‘émoussait.

“Les objectifs à court et long termes n‘étaient pas toujours compris et communiqués, aboutissant parfois à des anticipations optimistes et, en conséquence, à une volonté de les faire siens moins forte”.

C‘est pourquoi, il faut envisager des “stratégies permettant de parfaire les réformes durant la période post-programme”.

Cette évaluation, menée sous la houlette de Gertrude Tumpel-Gugerell, qui fut membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), aboutit enfin à la conclusion que, dans le cas du secteur financier, les renflouements doivent traiter les problèmes immédiatement mais l‘aide doit être déboursée de manière progressive, suivant les progrès accomplis dans la restructuration et l‘assainissement des créances douteuses. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

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