15 juin 2017 / 05:22 / il y a 2 mois

Algérie-Bouteflika appelle le gouvernement à réduire les dépenses

ALGER, 15 juin (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a appelé mercredi son gouvernement à rationaliser les dépenses et continuer à réduire les importations afin de compenser la baisse des revenus du gaz et du pétrole, sans toutefois recourir à la dette extérieure.

Le chef d'Etat algérien, dont les apparitions publiques sont rares depuis son accident cérébral de 2013, s'est exprimé à la télévision publique, présidant une réunion de cabinet du gouvernement nommé après les élections législatives du 4 mai.

Sur fond de baisse globale des prix du pétrole, l'Algérie a mis en place des réformes budgétaires destinées à compenser les pertes du secteur de l'énergie, qui représente 60% du budget de l'Etat.

Les dirigeants algériens, qui gardent à l'esprit le souvenir de la guerre civile qui avait débuté en 1991, restent cependant soucieux d'équilibre entre paix sociale et réformes impopulaires.

Dans un communiqué, le président Bouteflika a appelé le nouveau gouvernement à mettre en oeuvre des coupes budgétaires dès 2017 mais d'éviter les prêts étrangers pour leur privilégier un financement interne "non-conventionnel".

Le chef d'Etat algérien a invité en outre à réformer le système bancaire et à améliorer le climat des affaires, ainsi qu'à développer les énergies renouvelable mais aussi les "hydrocarbures fossiles non-conventionnelles".

C'est l'une des premières fois que le président fait référence aux gisements potentiels de gaz de schiste en Algérie.

Le gouvernement avait précédemment annoncé qu'il n'axerait pas sa politique sur ces réserves, à la suite de manifestations protestant contre l'exploitation du Sahara.

L'Algérie a vu chuter de plus de 50% les revenus des exportations de gaz et de pétrole, qui représentant la quasi-totalité de ses exportations et près de deux tiers du budget de l'Etat. Le gouvernement à abaissé ces dépenses de 14% cette année, après un recul de 9% en 2016.

Les autorités ont notamment relevé le prix de produits subventionnés, dont l'électricité, l'essence et le diesel, pour la première fois depuis plusieurs années, tout en diminuant les importations, réduites de 15 milliards de dollars par rapport à l'année dernière selon le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune.

Sur le front de la protection sociale, le président algérien a estimé que le gouvernement devait respecter la politique de sécurité sociale en place, mais la rationaliser.

Le mandat du président, qui est âgé de 80 ans et au pouvoir depuis près de 20 ans, expire en 2019. (Hamid Ould Ahmed, Julie Carriat pour le service français, édité par)

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