6 juin 2017 / 15:46 / il y a 2 mois

Les Bourses songent moins à fusionner qu'à renforcer leurs services

par Huw Jones

LONDRES, 6 juin (Reuters) - Après l'échec de la tentative du London Stock Exchange et de la Deusche Börse de créer un opérateur de marchés à l'échelle européenne voire mondiale qui aurait déclenché une nouvelle vague de mégafusions dans le secteur, les Bourses ciblent désormais des acquisitions de plus petites tailles pour compléter leur offre de services.

La troisième tentative de fusionner les Bourses de Londres et de Francfort s'est heurtée en mars à l'opposition des autorités européennes de la concurrence et de responsables politiques allemands qui refusaient que le siège du nouvel ensemble se situe en Grande-Bretagne.

Depuis, les Bourses sont à la recherche d'opérations de croissance externe moins ambitieuses et plus discrètes dans les domaines de la technologie, de la collecte et du traitement de données ou d'autres contenus, a dit le président du directoire de Deutsche Börse lors d'une conférence.

Carsten Kengeter a ajouté que le contexte plus nationaliste était moins porteur pour la création de plates-formes de transactions globales. Ce point de vue est partagé par le patron du CME, qui a aussi souligné la tendance à des acquisitions successives par opposition à des "big bangs" boursiers.

Bryan Durkin a dit que le CME continuerait à developper ses services en Europe depuis les Etats-Unis après avoir fermé ses plates-formes de négociation et de compensation basées à Londres.

"L"Europe est assez importante en ce qui concerne les opportunités qu'elle présente pour nous", a-t-il dit.

Jeff Sprecher, PDG d'Intercontinental Exchange, dont le siège est installé à Atlanta, a dit s'être "tranquillement développé" pour devenir une affaire de "réseau et de contenu".

ICE, qui est l'opérateur du New York Stock Exchange, a annoncé le 1er juin son intention d'acquérir la plate-forme de recherche mondiale de Bank of America Merrill Lynch dans le domaine des indices de référence pour les marchés financiers.

Le LSE avait annoncé l'avant-veille le rachat à Citigroup de The Yield Book, la plate-forme d'analyse des placements obligataires et d'indices obligataires de la banque américaine, pour un montant total de 685 millions de dollars. (Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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