2 juin 2017 / 07:02 / il y a 5 mois

Impact dévastateur si pas de solution pour les banques vénètes

MILAN, 2 juin (Reuters) - Si aucune solution n‘est trouvée pour voler au secours des banques Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, les conséquences en seraient aussi graves qu‘un défaut de la Grèce, a déclaré Fabrizio Viola, administrateur délégué de la première, dans un entretien publié vendredi par le Corriere della Sera.

Les deux banques vénètes ont sollicité une aide publique à hauteur de 6,4 milliards d‘euros pour combler une déficit des fonds propres.

Cependant, des sources ont dit que la Commission européenne exige une injection de 1,2 milliard d‘euros de capitaux privés avant tout recours à de l‘argent public. Or Rome éprouve les plus grandes difficultés du monde à trouver un investisseur prêt à mettre une telle somme sur la table.

“Les effets induits par l‘absence d‘une solution de la crise affectant les deux banques ne seraient pas moindres que ceux créés par un défaut de la Grèce”, souligne Fabrizio Viola, qui préside aussi le comité stratégique de Veneto Banca.

Il a ajoute que le temps mis à trouver une solution pour les deux banques, qui doivent normalement fusionner au cours de l‘année, était allongé “de manière insupportable”.

Fabrizio Viola souligne qu‘il ne faut pas sous-estimer les effets d‘une absence de solution pour les deux banques, étant donné qu‘elles ont prêté en tout quelque 30 milliards d‘euros, essentiellement dans les régions industrielles du nord-est de l‘Italie.

Une “réclamation (de ces créances) provoquerait un terrible chaos”, poursuit-il, notant que la situation au sein des deux banques était “sous contrôle en termes de risques et de capitaux requis”.

Mardi, Atlante, le fonds de sauvetage du secteur bancaire italien, a rejeté une demande d‘injection de liquidités supplémentaires de la part de Banco Popolare di Vicenza et Veneto Banca, estimant que les conditions n‘étaient réunies pour ce faire.

La semaine dernière, Pier Carlo Padoan, le ministre de l‘Economie italien, a dit que le sauvetage des deux banques vénètes ne passera pas par un “bail in”, c‘est-à-dire la mise à contribution des créanciers obligataires - voire des déposants - avant le recours à une aide publique.

Alors que Fabrizio Viola tire la sonnette d‘alarme pour Banco Popolare di Vicenza et Veneto Banca, un autre dossier problématique du secteur bancaire italien semble connaître un début de résolution.

La Commission européenne et l‘Italie sont en effet parvenues jeudi à un accord de principe sur une recapitalisation par des fonds publics de Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS) BMPS.MI dans le cadre d‘un plan de restructuration impliquant entre autres des milliers de suppressions de postes et des réductions de coûts drastiques. (Giulia Segreti, Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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