30 mai 2017 / 19:03 / il y a 3 mois

Ordonnances sur la réforme du travail avant la fin de l'été-Philippe

PARIS, 30 mai (Reuters) - Le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré mardi soir sur France 2 que les ordonnances relatives à la réforme du marché du travail seraient publiées "avant la fin de l'été" au terme "d'une discussion intense et complète" avec les partenaires sociaux.

Il a précisé par ailleurs que l'exécutif n'entendait pas abroger le compte pénibilité mais qu'il se donnait jusqu'à la fin de l'année pour simplifier sa mise en oeuvre.

"Nous donnerons en début de semaine prochaine un cadre à la discussion, c'est-à-dire le champ qui va être concerné par la négociation, nous présenterons au mois de juillet devant le Parlement qui sortira des urnes une loi d'habilitation (...) et nous publierons avant la fin de l'été des ordonnances qui intégreront le fruit de nos discussions", a dit le Premier ministre, qui reçoit depuis la semaine dernière les partenaires sociaux.

"L'été, ça se termine le 21 septembre, (...) et ensuite il y aura une loi de ratification, mais cette loi de ratification, elle peut intervenir bien après, l'important, c'est la publication des ordonnances", a-t-il ajouté.

Réaffirmant son "ouverture complète au dialogue" à l'adresse des organisations syndicales, qui s'inquiètent d'un passage en force, il a reconnu qu'il y aurait "des moments où on ne sera pas d'accord".

Face à la menace de grèves, Edouard Philippe a dit penser "que les Français veulent du mouvement et pas du blocage."

"Nous nous laisserons le temps d'une discussion intense et complète", a-t-il assuré.

S'agissant du casse-tête du compte pénibilité, le Premier ministre a voulu couper court aux rumeurs sur sa suppression en affirmant qu'il s'agissait d'un droit "reconnu et (...) parfaitement justifié."

"Il ne s'agit absolument pas de remettre en cause ni le principe ni les droits qui ont été acquis depuis la mise en oeuvre de cette réforme", a-t-il dit, tout en soulignant sa "complexité redoutable".

"Notre objectif, c'est de dire, 'nous avons jusqu'à la fin de l'année pour discuter et pour essayer de mettre en oeuvre un dispositif plus simple'", a-t-il poursuivi.

"Il n'est pas question de revenir sur une mesure qui est constitutive d'une justice sociale à laquelle nous sommes attachés", a-t-il insisté. (Sophie Louet)

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