30 mai 2017 / 12:32 / dans 6 mois

RPT-France-Les départements ont limité leurs dépenses sociales en 2016

(Bien lire mardi, § 1)

PARIS, 30 mai (Reuters) - Les départements sont parvenus à limiter leurs dépenses d‘action sociale en 2016, aidés par la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA et une conjoncture économique favorable, mais ces résultats ne résorberont pas leur crise financière, a déclaré mardi l‘Observatoire de l‘action sociale (Odas).

“Nous avons le sentiment que l‘année 2016 est une année tout a fait exceptionnelle due à des éléments extrêmement conjoncturels mais nous sommes convaincus que l‘on n‘a pas du tout réglé la grande question des équilibres financiers des départements”, a précisé Jean-Louis Sanchez, délégué général de l‘Odas, lors d‘une conférence de presse.

Les départements français ont ainsi vu leurs recettes progresser de 2,8% en 2016, grâce à une hausse du taux foncier sur le bâti et une augmentation de la valeur de l‘immobilier, malgré des pertes de revenus importantes dans le cadre de l‘effort de redressement des comptes publics avec des baisses de participations de l‘Etat d‘un milliard d‘euros en 2016.

De l‘autre côté, leurs dépenses d‘action sociale n‘ont progressé que de 1,9% par rapport à 3% pour les années précédentes. Ces hausses amènent la dépense nette à 36,83 milliards d‘euros en France métropolitaine.

Selon l‘Odas, cette évolution résulte en partie de la baisse de 73.000 allocataires du nombre de bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) qui s‘explique par le remplacement du RSA activité par la prime de remplacement.

Mais à terme, cette baisse n‘est pas durable, selon l‘institut. “Il y a des prévisions qui montrent que la baisse du chômage est peu probable dans les deux, trois prochaines années”, a prévenu Jean-Louis Sanchez. “Donc on ne voit pas pourquoi la pression ne se confirmera pas sur le RSA.”

Le RSA a coûté en 2016 9,49 milliards d‘euros aux départements, dont les autres dépenses d‘action sociale regroupent le soutien aux personnes handicapées, la protection de l‘enfance et le soutien aux personnes âgées dépendantes.

Pour l‘Odas, la situation en matière d‘action sociale est “préoccupante”. “Nous voulons attirer l‘attention des départements sur la nécessité de faire de la politique”, a ajouté Jean-Louis Sanchez.

“C‘est-à-dire l‘invention réelle de nouvelles formes d‘intervention sociale qui permettrait d‘éviter que le traitement requis soit le traitement lourd.” (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)

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