23 mai 2017 / 19:13 / il y a 3 mois

LEAD 1-France-Le sort de GM&S Industry scellé mercredi

(Actualisé avec des détails sur le nouveau repreneur §§ 5-7)

PARIS, 23 mai (Reuters) - Le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) se prononcera mercredi sur l'éventuelle liquidation de l'équipementier GM&S Industry qui avait bénéficié vendredi de l'appui du ministre de l'Economie, selon les délégués syndicaux.

"Le tribunal est en délibéré", a indiqué mardi le délégué CGT Vincent Labrousse à Reuters à la sortie de l'audience, où se sont retrouvés les représentants des salariés, ceux de la région et les créanciers.

"On a bon espoir, mais on ne peut rien prédire", a-t-il ajouté.

Les salariés espèrent que le tribunal accordera une prolongation du redressement judiciaire d'au moins six mois pour donner le temps aux deux repreneurs industriels potentiels, GMD et Magneto, de formuler une offre.

Un repreneur du secteur financier a également fait part de son intérêt, a déclaré à Reuters Eric Correia, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine.

Cette entreprise, dont l'élu n'a pas voulu donner le nom, serait prête à conserver au moins 240 emplois sur les 277 que compte le site.

"Il faut travailler pour les 10 ans qui viennent, et ce n'est peut-être pas la vision d'un groupe financier", a toutefois estimé Eric Correia.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui avait fait de ce dossier une "priorité" du nouveau gouvernement, avait reçu les délégués syndicaux dans ses bureaux vendredi pour discuter du sort de l'équipementier.

Il a ensuite contacté le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, pour les inciter à passer des commandes. A eux deux, les constructeurs automobiles représentent les deux tiers du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Renault s'est engagé dimanche à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d'euros, et PSA de les doubler pour les porter à 10 millions d'euros.

"Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise", avaient indiqué les équipes de Bercy dans un communiqué dimanche.

"Ç'a été dans le bon sens, mais c'est encore insuffisant", selon Vincent Labrousse. "Il n'y a pas eu d'efforts significatifs de la part (des constructeurs automobiles)." (Caroline Pailliez et Gilles Guillaume, édité par Simon Carraud)

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