24 mai 2017 / 12:25 / dans 6 mois

RPT-AVANT-PAPIER-Baptême du feu diplomatique pour Macron à l'Otan et au G7

(Répétition sans changement de la dépêche transmise mercredi)

* Sommet de l‘Otan à Bruxelles, G7 en Sicile

* Déjeuner avec Trump, rencontre avec Erdogan

* Série de rencontres bilatérales

* Macron recevra lundi Poutine à Versailles

par Marine Pennetier

PARIS, 25 mai (Reuters) - Emmanuel Macron entame jeudi à Bruxelles une séquence diplomatique de trois jours, l‘occasion pour le chef de l‘Etat d‘asseoir sa stature internationale et de tenter d‘imprimer sa marque face aux Etats-Unis et à la Russie.

Le président, qui, à 39 ans, est l‘un des plus jeunes dirigeants de la planète, déjeunera avec son homologue américain, Donald Trump, dans la capitale belge avant de participer à son premier sommet de l‘Otan.

Emmanuel Macron, qui s‘entretiendra également avec le président turc Recep Tayyip Erdogan en marge de la réunion de l‘Alliance atlantique, s‘envolera ensuite pour Taormina, en Sicile, où il assistera vendredi et samedi au G7.

Prévus de longue date, ces deux sommets font figure de test pour l‘ancien ministre de l‘Economie, encore inconnu à l‘international il y a quelques mois et qui reste relativement novice en matière de politique étrangère, à l‘exception de l‘Europe dont il a fait l‘une des priorités de son quinquennat.

Un déficit que le chef d‘Etat s‘est efforcé de combler depuis son investiture le 14 mai dernier en multipliant les rencontres bilatérales, par exemple avec Angela Merkel, et les entretiens téléphoniques, notamment avec Vladimir Poutine.

Jeudi, c‘est autour d‘un déjeuner de travail prévu pour durer un peu plus d‘une heure qu‘Emmanuel Macron rencontrera pour la première fois à Bruxelles Donald Trump, qui a fait part de sa volonté de “travailler étroitement” avec lui.

“Beaucoup de sujets seront sur la table, on essayera d‘être très direct”, souligne-t-on à l‘Elysée.

SÉCURITÉ ET CLIMAT

Annoncée au lendemain de la victoire d‘Emmanuel Macron, cette rencontre devrait être l‘occasion pour le président américain de clarifier le rôle que les Etats-Unis entendent jouer dans le monde.

“Les deux chefs d‘Etat auront un échange sur les enjeux du sommet de l‘Otan et du G7, un échange sur les crises régionales (Syrie, Ukraine, relations avec la Russie et la Corée du Nord) et sur les sujets bilatéraux”, indique-t-on à l‘Elysée.

La question de l‘accord de Paris sur le climat que Donald Trump a menacé de ne pas appliquer, suscitant l‘inquiétude des autres pays signataires, sera aussi abordée.

“Sur le climat, son intérêt, sa responsabilité c‘est de mettre en oeuvre les engagements de la COP 21”, soulignait Emmanuel Macron début mai. “Je ferai tout pour qu‘il y reste”, ajoutait-il, précisant qu‘il s‘appuierait sur la Chine pour y parvenir..

Au mini-sommet de l‘Otan, qui se tiendra jeudi après-midi, le chef de l‘Etat devrait réaffirmer sa ligne “gaullo-mitterrandienne” qui passe selon lui par une France indépendante mais “fidèle à ses alliances”.

La France devrait notamment donner son accord, avec l‘Allemagne, à un rôle accru de l‘Otan dans la lutte contre l‘Etat islamique en Irak et en Syrie, comme le souhaitait Washington, selon quatre diplomates européens.

BILATÉRALES AVANT POUTINE LUNDI

La question de la menace djihadiste, remise au premier plan avec l‘attentat de Manchester lundi soir, devrait également occuper une place centrale au sommet du G7.

Le président du Conseil italien Paolo Gentiloni a prévenu mardi qu‘un message “d‘engagement commun et exceptionnel contre le terrorisme” serait prononcé à cette occasion par les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada).

Le G7 aura également à traiter la question épineuse du commerce international, qui avait été laissée de côté par leurs ministres des Finances mi-mai.

Des entretiens bilatéraux sont prévus entre le chef de l‘Etat français et, notamment, les Premiers ministres du Japon, du Canada et les présidents du Niger et de Tunisie.

De retour à Paris, Emmanuel Macron recevra lundi Vladimir Poutine à Versailles à l‘occasion de l‘inauguration d‘une exposition sur Pierre le Grand, marquant 300 ans de relations diplomatiques entre les deux pays.

Des relations mises à mal ces dernières années par le conflit en Syrie - où Moscou soutient Bachar al Assad dont Paris souhaite le départ - et la guerre en Ukraine, où les séparatistes pro-russes bénéficient de l‘appui du Kremlin.

“Ce sera l‘occasion, dans cette séquence internationale, de travailler ensemble sur un certain nombre de questions qui pourront être abordées rapidement par les deux présidents”, souligne-t-on à l‘Elysée. (Edité par Yves Clarisse)

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