15 mai 2017 / 04:00 / il y a 5 mois

POINT HEBDO-Wall Street dominée par des facteurs techniques

(Répétition sans changement d‘une dépêche diffusée dimanche)

par Rodrigo Campos et Terence Gabriel

NEW YORK, 15 mai (Reuters) - Alors que Wall Street vient de connaître sa meilleure saison de résultats trimestriels depuis 2011 et que les indices S&P 500 et Nasdaq Composite oscillent autour de leurs records historiques, ce qui préoccupe le plus certains analystes, c‘est justement l‘absence de nervosité du marché.

La plus forte variation quotidienne du S&P 500 depuis près de trois semaines a été de 0,4%. Ces faibles variations ont ramené l‘indice CBOE de volatilité, également appelé l‘indice de la peur, à son plus bas niveau en plus de 20 ans.

“L‘essentiel des facteurs clairement négatifs actuellement ont à voir avec le sentiment”, dit Marc Pado de DowBull.com.

“Les investisseurs qui s‘inquiètent du marché sur le plan technique jugent qu‘il y a trop de complaisance ou d‘optimisme.”

Le S&P a atteint des records de clôture à deux reprises la semaine dernière, mais les deux fois, ils étaient inférieurs au record de séance atteint le 1er mars, juste sous les 2.401.

Précisément à cause de la tendance du marché à consolider à plat, la tendance n‘a pas ressemblé à celle de début mars. Le momentum à 14 jours du S&P -- positif quand le marché est en accélération haussière et négatif dans la situation inverse -- a atteint un pic de l‘année le 1er mars alors que vendredi, il a terminé à son plus bas niveau en près de trois semaines.

“Si la dynamique ne reste pas assez vigoureuse, ce que je ne crois pas, le marché serait à risque. Tout est affaire de momentum”, dit Katie Stockton, analyste technique chez BTIG.

MANQUE DE SOUFFLE

L‘indice Nasdaq Composite, qui a fini vendredi à un niveau supérieur de 4% à sa clôture du 1er mars et atteint des records de séance et de clôture, manque singulièrement de souffle.

La moyenne à 50 jours des valeurs en hausse du Nasdaq a atteint un pic en janvier et est clairement sur une tendance baissière. Elle a touché son plus bas de l‘année le 5 mai et l‘écart avec la moyenne à 50 jours des valeurs en baisse est passé plusieurs fois en territoire négatif depuis début mars.

Le manque de souffle suggère que les hausses sont plus fragiles parce que de moins en moins de titres y participent.

En ce qui concerne le S&P 500, la moyenne à 50 jours des titres en hausse est à son plus bas niveau depuis l‘élection de Donald Trump à la présdidence le 8 novembre. Mais compte tenu de la faiblesse des variations de cours depuis le record de mars, cet indicateur pourrait ne pas être très significatif.

“Nous voyons plutôt cela comme une poursuite de la période de consolidation des marchés en vigueur depuis le 1er mars”, dit Paul Hickey, cofondateur de la société de recherche Bespoke Investment Group, qui reste positif sur la tendance à venir.

Le tableau est également noir pour le Dow Jones, pour qui la moyenne à 50 jours des valeurs en hausse est tombée à son plus bas niveau depuis novembre et Apple seul est responsable de 25% de la hausse depuis le début de l‘année. (Juliette Rouillon pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below