25 avril 2017 / 10:57 / il y a 6 mois

La Grèce et ses créanciers reprennent leurs discussions

ATHENES, 25 avril (Reuters) - La Grèce et ses créanciers internationaux reprennent mardi à Athènes leurs discussions sur les réformes prévues par le plan d‘aide international et l‘allègement du fardeau de la dette publique, avec pour objectif de parvenir à un accord global avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 22 mai.

Ces négociations, qui portent principalement sur la réforme du marché du travail, celle du marché de l‘énergie, la baisse des coûts du système de retraites et l‘impôt sur le revenu ont pris des mois de retard, principalement en raison de dissensions entre l‘Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) sur les objectifs d‘assainissement budgétaire.

Le gouvernement de gauche dirigé par Alexis Tsipras et les créanciers sont néanmoins parvenus à un premier accord ce mois-ci à Malte sur certains éléments clés des réformes représentant au total 2% du produit intérieur brut (PIB). Des éléments sur lesquels Athènes est censé légiférer rapidement même si leur entrée en vigueur n‘est prévue qu‘en 2019 et 2020.

Les discussions qui s‘ouvrent mardi dans un hôtel d‘Athènes doivent porter principalement sur la réforme du marché de l‘énergie et la création d‘un fonds de privatisation.

La Grèce a marqué un point important lundi face à ses créanciers en annonçant avoir dégagé en 2016 un excédent budgétaire primaire équivalant à 4,2% du PIB, donc nettement supérieur à l‘objectif fixé par le plan d‘aide.

Mais le FMI estime qu‘aucun pays ne peut maintenir durablement un tel niveau d‘excédents et souhaite, avant de se joindre au plan d‘aide, obtenir des autres pays de la zone euro des garanties sur la capacité de la Grèce à supporter le poids de sa dette.

Or l‘implication du FMI est jugée indispensable à la fois par l‘Allemagne, qui estime qu‘elle permettra d‘accroître la crédibilité du plan d‘aide, et par Alexis Tsipras, qui espère qu‘elle facilitera un allègement de la dette.

Athènes et ses créanciers discutent aussi d‘une série de mesures - dont des baisses d‘impôts - censées limiter l‘impact de l‘austérité en 2019 et 2020 à la condition que la Grèce dépasse ses objectifs.

La conclusion d‘un accord définitif à l‘issue de ces négociations doit permettre le déblocage d‘une nouvelle enveloppe financière dont Athènes a besoin pour honorer des échéances obligataires en juillet.

Elle permettrait aussi à la Grèce de bénéficier du programme d‘achats de titres de la Banque centrale européenne (BCE) et favoriserait donc son retour sur les marchés obligataires avant la fin du plan d‘aide prévue l‘an prochain.

Renee Maltezou; Marc Angrand pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below