14 avril 2017 / 15:47 / dans 5 mois

FRANCE 2017-Macron prêt à modifier la part de l'Etat au capital d'Orange

PARIS, 14 avril (Reuters) - Le candidat d‘En Marche ! à l‘élection présidentielle Emmanuel Macron se dit prêt dans un entretien au site ElectronLibre à faire évoluer la participation publique au capital d‘Orange tout en soulignant que l‘Etat “stabilise” l‘actionnariat de l‘opérateur historique.

L‘Etat français détient directement et indirectement près de 23% du numéro un français des télécoms et compte trois représentants à son conseil d‘administration.

“Orange n‘est ni une entreprise du secteur nucléaire ou de la défense, ni une entreprise assurant un service public en monopole. Conformément à la doctrine de l‘État actionnaire que j‘ai souvent exposée lorsque j‘étais ministre de l‘Économie, la participation de l’État dans une entreprise comme Orange peut évoluer”, explique le candidat dans un entretien au site spécialisé dans les questions liées au numérique.

“Cependant, l‘État joue chez Orange un rôle de stabilisation de l’actionnariat dans un contexte où le secteur connaît des évolutions importantes”, ajoute-t-il.

L‘ancien ministre de l‘Economie a promis la création d‘un “fonds pour l‘industrie et l‘innovation” de 10 milliards d‘euros pour financer “l‘industrie du futur” alimenté pour partie par la cession par l‘Etat de parts d‘entreprises dans lequel il est minoritaire.

Interrogé sur le même sujet, le candidat Les Républicains François Fillon a pour sa part évoqué les besoins futurs en financement de l‘ancien monopole.

“Cette question ne se pose pas à l’heure actuelle mais il est certain qu’Orange comme les autres opérateurs ont besoin de capitaux très importants pour financer leurs investissements dans les infrastructures et les contenus. Toutes les pistes pour répondre à ce besoin devront être étudiées”, a expliqué le candidat à ElectronLibre.

Pendant la campagne, François Fillon s‘est prononcé en faveur de la cession par l‘Etat de participations qu‘il détient dans des entreprises commerciales afin de financer des investissements dans les infrastructures. (Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)

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