12 avril 2017 / 14:47 / il y a 7 mois

L'Italie renonce à une mesure contre les OPA hostiles-sources

ROME, 12 avril (Reuters) - Le gouvernement italien a renoncé à son projet visant à protéger les entreprises de la péninsule des OPA hostiles, après un désaccord au sein de la coalition de centre-gauche au pouvoir, a rapporté mercredi une source politique.

La source a indiqué que l‘ancien président du Conseil Matteo Renzi, toujours très influent quatre mois après sa démission, avait porté le coup de grâce à cette mesure après un désaccord avec le ministre de l‘Industrie Carlo Calenda.

“Renzi lui-même y était opposé. Le projet a été enterré”, a dit la source qui a préféré garder l‘anonymat.

Une autre source proche de Renzi a confirmé que le projet avait été suspendu mais a précisé qu‘il s‘agissait d‘une décision collective du gouvernement qui n‘avait rien à voir avec l‘ancien président du Conseil, qui se bat pour réaffirmer son autorité sur un Parti démocrate (PD) divisé.

“Il n‘y a pas de désaccord au gouvernement. Tout le monde est d‘accord. On ne peut pas introduire une mesure qui est juste favorable à quelques entreprises”, a dit cette source, évoquant le cas du groupe de médias Mediaset, dont l‘actionnaire principal est la famille de l‘ex-président du Conseil Silvio Berlusconi.

Le gouvernement n‘a pas commenté ces informations.

Cette mesure voulait contraindre les investisseurs qui avait porté leur participation de 5% dans une entreprise à préciser leurs objectifs finaux.

Cette initiative faisait suite à la montée de Vivendi au capital de Mediaset. Avec près de 30% du capital, le groupe français en est devenu le deuxième actionnaire, en dépit des protestations de la famille Berlusconi qui voit derrière cette manoeuvre une volonté de prise de contrôle hostile.

Berlusconi a félicité Calenda, qui n‘est pas membre du PD, pour avoir pris la défense de Mediaset, ce qu‘a nié le ministre de l‘Industrie en précisant que ce projet ne s‘appliquerait pas rétroactivement.

De nombreuses entreprises italiennes ont été rachetées ces dernières années, notamment par des groupes français qui ont y ont investi 65 milliards de dollars (61 milliards d‘euros) depuis 2008, selon des données de Thomson Reuters.

Durant la même période, les sociétés italiennes ont investi 7,3 milliards de dollars (6,9 milliards d‘euros en France).

Giselda Vagnoni et Giuseppe Fonte; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par WIlfrid Exbrayat

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